Benjamin Eby – Origine et doctrine des mennonites – 2

UNE PRÉSENTATION HISTORIQUE DE L’ORIGINE DES MENNONITES
« Celui-ci est mon Fils bien-aimé : écoutez-le ! » – Luc 9.35.

Lorsque Jésus, le Sauveur du monde et fondateur de la religion chrétienne, voulait commencer son enseignement parmi les Juifs, il s’est fait baptiser d’avance dans le Jourdain par Jean-Baptiste (Matthieu 3.13). Jésus commença à prêcher et à dire : « Repentez-vous, car le royaume des cieux est proche. » (Matthieu 4.17). Matthieu 5.34-45 : « Mais moi, je vous dis de ne jurer aucunement, ni par le ciel, parce que c’est le trône de Dieu ; ni par la terre, parce que c’est son marchepied ; ni par Jérusalem, parce que c’est la ville du grand roi. Ne jure pas non plus par ta tête, car tu ne peux rendre blanc ou noir un seul cheveu. Que votre parole soit oui, oui, non, non ; ce qu’on y ajoute vient du malin. Vous avez appris qu’il a été dit : œil pour œil, et dent pour dent. Mais moi, je vous dis de ne pas résister au méchant. Si quelqu’un te frappe sur la joue droite, présente-lui aussi l’autre. Si quelqu’un veut plaider contre toi, et prendre ta tunique, laisse-lui encore ton manteau. Si quelqu’un te force à faire un mille, fais-en deux avec lui. Donne à celui qui te demande, et ne te détourne pas de celui qui veut emprunter de toi. Vous avez appris qu’il a été dit : Tu aimeras ton prochain, et tu haïras ton ennemi. Mais moi, je vous dis : Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous haïssent, et priez pour ceux qui vous maltraitent et qui vous persécutent, afin que vous soyez fils de votre Père qui est dans les cieux ; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et il fait pleuvoir sur les justes et sur les injustes. »

Et Matthieu 22.37 : 39 « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, et de toute ton âme, et de toute ta pensée. Et le second semblable à celui-là, est : tu aimeras ton prochain comme toi-même. » Il a également commandé à ses disciples, après sa résurrection d’entre les morts (Math 28.19), d’aller enseigner toutes les nations et de baptiser au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit.

Les commandements ci-dessus ont été observés fidèlement par les apôtres et les autres disciples du Christ. Ils ont gardé les enseignements et les commandements de Jésus. Ils prêchaient contre la guerre et de prêter serment, et ne baptisaient personne avant qu’il ait reçu des instructions sur les enseignements du Christ et ait reconnu de lui-même sa foi en Jésus. D’abord ils ont enseigné et ensuite ils ont baptisé.

Beaucoup de juifs et de païens ont, par la prédication de l’Évangile, adopté la foi salvatrice de Jésus-Christ, et ont d’abord été appelés chrétiens à Antioche, en tant qu’église assemblée (Actes 11.26).

Les enseignements de l’Évangile des chrétiens ont été largement répandus en Asie, en Afrique et en Europe. Malgré le fait que ces chrétiens sans défense ont été condamnés à mort par les païens à cause de leur foi, ils se sont multipliés et en grand nombre ils ont fleuri comme des roses parmi les épines.

Pendant les deux cents premières années, il ne peut être trouvé dans les œuvres d’écrivains de confiance que quelqu’un ait pu s’écarter du fondement des vrais enseignements de Jésus.

Cependant, au troisième siècle, des hommes sont venus qui ont commencé le baptême des enfants. Mais, cela a été adopté seulement par quelques-uns.

Le très sage et populaire Tertullien, vers l’année 204, a parlé contre le baptême trop tôt et a fortement maintenu l’ordonnance baptismale du Christ. Néanmoins, il était impossible pour les enseignants craignant Dieu et zélés de garder les chrétiens dans un même esprit et dans une même opinion, selon les conseils sincères de Paul (1 Corinthiens 10.1). En effet, à l’époque de Cyprien, vers l’an 250, il fut décidé lors d’une réunion à Carthage que les enfants devaient être baptisés directement. Cette résolution n’a généralement pas été respectée et de nombreux chrétiens ont d’abord cru en Jésus, et n’ont donc baptisé que des adultes et non des enfants. Ils se sont également opposés à la prestation de serment et à la participation à la guerre. La haine de leurs adversaires ne cessait de croître, de sorte qu’à Rome, en l’an 470, il fut décidé lors d’une réunion de condamner, bannir et, en un mot, de les traiter d’hérétiques ! Bien que ce soit maintenant en effet une loi terrible, pourtant ils ne pouvaient pas décider de renier Jésus, de s’écarter de ses enseignements et de rechercher l’amitié du monde. Au contraire, ils préféraient, selon la volonté de Dieu et son ordonnance, souffrir la mort d’un martyr comme des brebis sans défense et beaucoup d’entre eux scellaient leur confession de foi avec leur sang.

Pendant plus de 1600 ans, ces baptistes sans défense ont été affligés par la persécution, l’emprisonnement, à côté de toutes sortes de tourments et de tortures, et finalement ont été tués par le feu, l’épée, la faim et la noyade. Néanmoins, à travers tous les siècles, à partir du temps des apôtres, il y avait beaucoup de baptistes qui maintenaient, prêchaient et pratiquaient les enseignements purs du Christ, en dépit de toute persécution sanglante.

N.B. : Dans cet œuvre, Benjamin Eby a utilisé le mot baptiste en référence aux chrétiens qui pratiquait le baptême des croyants seulement et qui se seraient opposés au baptême des enfants. Il ne faut pas les confondre avec les églises de notre époque qui s’appellent baptistes.

 

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Benjamin Eby – Origine et doctrine des mennonites – 1

PRÉFACE

Gentil lecteur:

Comme il existe de nombreuses opinions concernant la foi chrétienne parmi les chrétiens, et pour cette raison chaque confession religieuse cherche à faire connaître ses propres croyances, il est donc nécessaire que chacun qui cherche la vérité puisse la prouver par les Saintes Écritures. Par conséquent, j’ai aussi pensé qu’il serait avantageux de publier les articles de foi de notre église, à savoir ceux des mennonites ou des baptistes, en conjonction avec l’histoire de notre église, afin de prouver notre origine et que nous ne provenons pas des Munsterites, mais que la fondation de notre foi coïncide avec l’enseignement de notre Seigneur et de ses apôtres ; et aussi pour montrer que nos enseignements et notre religion ont existé depuis le temps des apôtres à travers les siècles jusqu’à nos jours. Beaucoup ont prouvé et scellé ces croyances avec leur sang, dont quelques exemples seront mentionnés. Ces croyances seront clairement énoncées de sorte que quiconque est enclin, peut les fouiller et les prouver pour lui-même et de sorte que, dans le plus court temps, notre lecteur gracieux peut recevoir une vision claire de toute notre foi et notre croyance.

Ici, dans ce pays, notre dénomination religieuse n’est généralement pas connue, car de nombreuses personnes m’ont posé des questions à ce sujet. Cela m’a finalement incité à donner une déclaration écrite selon l’instruction de Pierre : « Soyez toujours prêts à vous défendre, avec douceur et respect auprès de tous ceux qui vous demandent raison de l’espérance qui est en vous. » 1 Pierre 3.15.

Cette histoire et la théologie doctrinale servent aussi la jeunesse de notre propre religion non seulement en ce qui concerne l’information historique, mais plutôt à la juste reconnaissance importante du Dieu Tout-Puissant et de sa sainte volonté, et la voie de la béatitude par laquelle la foi vivante est renforcé et fondé sur notre Seigneur et Sauveur, Jésus-Christ (en qui seul nous pouvons recevoir le pardon de nos péchés), et qui conduit à une obéissance droite à l’imitation de Lui. Par conséquent, je souhaite sincèrement que la bénédiction perpétuelle du Sauveur repose sur cette écriture, qui est écrite seulement pour Son honneur et pour l’aide de mes compagnons de voyage à la béatitude éternelle.

Benjamin Eby.

Berlin, Canada, le 30 août 1841.

N.B. : Dans cet œuvre, Benjamin Eby a utilisé le mot baptiste en référence aux chrétiens qui pratiquait le baptême des croyants seulement et qui se seraient opposés au baptême des enfants. Il ne faut pas les confondre avec les églises de notre époque qui s’appellent baptistes.

 

 

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Service chrétien

Mardi, après les funérailles de ma cousine, j’ai parlé avec quelques cousins et cousines d’une génération plus jeune. (Cela veut dire ceux qui étaient dans la cinquantaine.)

Ron est directeur exécutif d’une organisation qui transporte des bénévoles dans des communautés nordiques éloignées pour diriger l’école biblique de vacances pendant l’été et pour garder contact à d’autres moments de l’année. Ils tiennent aussi des études bibliques avec les jeunes dans ces communautés ; parfois ils vont dans les écoles pour prier avec les élèves et les enseignants. Les gens de ces communautés sont principalement De, Cri et Ojibwé. La mission est bien reçue, les écoles bibliques de vacances atteignent 5 000 enfants chaque été et les communautés sont bien disposés envers eux.

Jackie (pas son vrai nom) était la directrice exécutive d’un centre de désintoxication basé sur la foi. Le programme était largement financé par le gouvernement et, il y a deux ans, le gouvernement a décidé de retirer son financement. On a tenté de recueillir suffisamment d’argent grâce à des dons pour continuer, mais cela n’a pas fonctionné.

Le gouvernement a dit qu’il voulait soutenir des programmes fondés sur des preuves, non pas des programmes basés sur la foi. Je me demandais à ce sujet, surtout lorsque Jackie a mentionné que beaucoup de leurs clients avaient des problèmes de culpabilité. Ce serait probablement le point de friction. Du point de vue psychologique, les sentiments de culpabilité sont le problème. La thérapie psychosociologique vise à aider les gens à se débarrasser de tels sentiments.

En tant que chrétiens, nous reconnaissons qu’il y a parfois des sentiments de culpabilité qui tourmentent l’esprit, mais qui ne sont pas produits par une culpabilité réelle. Mais le plus souvent le seul moyen efficace de se libérer des sentiments de culpabilité est de reconnaître que nous sommes vraiment coupables. Alors il devient possible de chercher le pardon et de pardonner aux autres. C’est le chemin de la délivrance. Ne vous attendez pas à ce que les gouvernements comprennent cela. Au moins non pas dans les temps où nous vivons.

Grâce à Dieu, il y a encore beaucoup d’organisations confessionnelles qui sont financées par des dons et qui font un travail efficace que la psychologie et les gouvernements ne peuvent pas accomplir.

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Benjamin Eby et les premiers mennonites au Canada

Benjamin Eby était l’arrière-petit-fils de Jacob Eby qui fut ordonné évêque des Mennonites à Zurich, en Suisse en 1663. Le fils de Jacob, Theodorus Eby, quitta la Suisse en 1704 pour échapper à la persécution des mennonites qui s’y déroulait et en 1715 il s’installa dans le comté de Lancaster en Pennsylvanie. Le frère aîné de Benjamin Eby, Peter, a servi comme évêque des Mennonites dans le comté de Lancaster de 1800 à 1843.

La tradition dans la famille Eby veut qu’ils étaient d’origine celtique tout comme de nombreuses autres familles mennonites suisses. Ils habitaient premièrement dans la région de la vallée du Pô en Italie et se sont venus en Suisse au 13e siècle pour échapper à la persécution.

Le 25 février 1807, Benjamin Eby épousa Mary Brubacher et partit la même année pour s’établir dans le comté de Waterloo, en Ontario, où d’autres mennonites du comté de Lancaster avaient commencé à s’installer vers 1800. Benjamin fut ordonné ministre des Mennonites du comté de Waterloo en 1809 et évêque à 1812. Dans les deux cas, son frère Peter est venu effectuer l’ordination.

En plus d’être un leader spirituel, Benjamin Eby était agriculteur, enseignant, écrivain et historien. Tout ce qu’il faudrait pour établir les familles de son assemblée et pour servir ses voisins, il s’est engagé à le faire. La ville qui a grandi autour de sa ferme s’appelait d’abord Ebytown. En 1833, il a été rebaptisé Berlin et en 1914, il est devenu Kitchener.

Il a organisé la première école dans le comté de Waterloo et a enseigné dans cette école pendant de nombreuses années. Il a compilé deux manuels scolaires en langue allemand et un hymnaire allemand. Il était également préoccupé par donner à ses voisins anglophones une explication claire de l’histoire et de la foi des mennonites. Ainsi, il a écrit une brochure intitulée Origine et doctrine des mennonites et l’a rendue disponible en allemand et en anglais.

Benjamin Eby était un prédicateur efficace, avec une connaissance profonde de la Bible, une compréhension tout aussi profonde des besoins spirituels des gens ordinaires et la capacité de rassembler les deux d’une manière qui touchait le cœur de ceux qui l’entendaient. C’était un homme doux, un ami de tous, et en même temps un ardent défenseur de la foi.

Il était parfois appelé à aider à résoudre des difficultés et des conflits dans d’autres assemblées mennonites en Ontario, dans les régions de Markham et de Niagara. Il a toujours travaillé pour maintenir la paix parmi les frères, mais jamais au prix de compromettre la foi qu’il aimait et avait promis de maintenir.

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Écrire et témoigner efficacement

Il y a deux sortes d’écrivains. Le premier est le novice qui a un désir ardent de raconter une histoire ou d’annoncer une vérité. Se sentant peu sûr de ses capacités, il adopte un ton formel, utilise les mots les plus impressionnants qu’il puisse trouver, ajoute des adjectifs – beaucoup d’adjectifs audacieux, beaux, glorieux, exubérants. Il ne laisse rien échapper, pas même le moindre détail ; pourtant, il oublie des informations importantes parce que tout le monde le sait quand même. Sa famille et ses amis disent que l’écriture est merveilleuse ; il devrait le publier. Les autres ne disent pas grande chose, mais ils arrêtent de lire après le deuxième paragraphe.

Le deuxième type est celui qui pense au lecteur du début jusqu’à la fin de son écriture. Elle considère ce qu’un lecteur pourrait ne pas connaître et tisse cela dans l’écriture. Elle élague des informations non pertinentes, essaye d’éliminer tous les adjectifs, et n’utilise jamais un grand mot lorsqu’un petit fera l’affaire. Il y a de fortes chances qu’un éditeur soit intéressé par cette écriture.

La plupart d’entre nous commencent comme le novice, mais finissent par apprendre la douloureuse vérité que personne ne s’intéresse à notre ton pompeux. En fait, ils ne sont guère intéressés en nous. Peu à peu, nous apprenons à nous faire disparaître dans le décor et à mettre l’histoire au premier plan. Nous nous demandons : comment puis-je le dire pour retenir l’attention des lecteurs et lectrices?

La même approche s’applique lorsque nous voulons partager notre foi. Si nous faisons beaucoup d’effort à exposer nos qualifications pour partager le message chrétien, les gens sont rebutés. Ils arrêtent d’écouter.

Parfois, une personne se sent obligée de déclarer son humilité abjecte. C’est la même chose. Il se vante de sa qualification d’homme de Dieu pour nous faire savoir que nous devrions écouter son message. Toutes ces vantardises sont vaines.

Si notre famille a été chrétienne pendant plusieurs générations, nous sommes tentés de créditer notre salut à l’exemple et à l’enseignement de nos parents et grands-parents. C’est confondre notre généalogie avec notre héritage spirituel, et cela donne aux autres l’impression que s’ils ne s’inscrivent pas dans ce genre de généalogie, ils n’appartiennent pas dans les cercles chrétiens.

Dieu n’a pas de petits-enfants. Combien de fois avons-nous entendu cela ? Est-ce qu’il s’est enfoncé dans notre cœur?

Si nous sommes chrétiens aujourd’hui, cela signifie qu’à un certain moment le Saint-Esprit nous a montré que nous étions perdus. Nous étions des pécheurs, n’ayant aucun espoir dans quoi que ce soit de ce monde. La justice de nos parents ne pouvait pas nous sauver. Il n’y avait pas de vertu salvatrice dans notre généalogie. Nous étions seuls devant la justice absolue et la sainteté du Dieu Tout-Puissant, sans rien de cette terre à laquelle s’accrocher. À ce moment-là, nous avons plaidé pour la miséricorde et le pardon et, par le sang de Jésus-Christ, la miséricorde et le pardon nous ont été accordés. Nous sommes devenus des enfants de Dieu et nous pourrions dire comme David : « Car toi, ô Dieu ! tu exauces mes vœux, tu me donnes l’héritage de ceux qui craignent ton nom » (Psaume 61.6).

Cela ne donne aucun lieu pour la vantardise, c’est Dieu qui est glorifié, pas nous-mêmes. Cela indique aux autres qu’il existe un moyen par lequel eux aussi ils peuvent devenir des participants de cet héritage.

Tout comme dans l’écriture efficace, afin d’être des témoins efficaces de la grâce salvatrice de Dieu, nous devons nous mettre à l’arrière-plan et le message au premier plan. Dieu est le message, non pas nous.

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Buvez à grands traits

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« Souvent un travailleur vient me voir au milieu de son quart de travail pour me demander un acétaminophène pour soulager un mal de tête. Je lui dis de boire d’abord un grand verre d’eau, puis s’il a encore mal à la tête, je lui donnerai un acétaminophène. Le plus souvent, le verre d’eau est tout ce dont on a besoin. » Cette sagesse venait d’une jeune femme qui supervisait un centre d’appels.

Les nutritionnistes confirment son conseil. Le premier signe d’être déshydraté est habituellement un mal de tête. D’autres signes sont des vertiges, une incapacité à se concentrer, une faible énergie, un système immunitaire affaibli et la faim. Faim ? Oui, souvent nos corps nous disent que nous sommes affamés quand ce dont nous avons vraiment besoin n’est pas une collation, mais une verre d’eau.

Transférons cela au domaine spirituel. Est-ce que nous buvons à grands traits de la Parole de Dieu, l’eau de la vie ? Ou buvons-nous de la Parole à compte-gouttes ? Quels pourraient être les signes de la soif spirituelle ?

Puis-je suggérer que la soif d’activités et de divertissements mondains est en réalité une soif incomprise pour le rafraîchissement spirituel ? Pourquoi ne pas lire d’abord un chapitre ou deux de la Bible, méditer dessus, et prier ? Est-ce que cela a satisfait votre faim ?

Si votre tête est ailleurs, la lecture de la Bible n’aidera probablement pas. Mais cette désorientation est elle-même un signe d’une soif spirituelle insatisfaite. Pouvez-vous trouver un ami chrétien avec qui vous pouvez lire et discuter de la Bible ?

Une faible résistance à la tentation, le manque d’énergie pour les responsabilités spirituelles, sont autant de preuves que nous ne buvons pas profondément de l’eau de la source de vie qui est la Parole de Dieu.

« Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi et qu’il boive », les paroles de Jésus dans Jean 7.37. Le verset 39 explique que Jésus a dit cela du Saint-Esprit, mais n’est-ce pas la Bible qui nous introduit à l’Esprit? Buvons-nous donc à grands traits.

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Que veut dire « sauvée en devenant mère » ?

Ce n’est pas Adam qui a été séduit, c’est la femme qui, séduite, s’est rendu coupable de transgression. Elle sera néanmoins sauvée en devenant mère, si elle persévère avec modestie dans la foi, dans la charité, et dans la sainteté (1 Timothée 2.14-15).

Ce sont des versets de Noël. Voici pourquoi. Dans verset 14 et à la première partie du verset 15, l’apôtre Paul parle de la femme qui est dans la transgression et de la femme qui est sauvée en devenant mère. Je crois que cela parle de deux femmes, comme représentantes de toutes les femmes. Le premier est Ève, par la désobéissance de laquelle le péché est venu dans le monde. La seconde est Marie, par l’obéissance de laquelle le remède pour le péché est venu dans le monde.

L’obéissance de Marie a enlevé le reproche qui était tombé sur les femmes par la désobéissance d’Ève. Par la naissance de Jésus, la postérité de la femme, la tête du serpent a été écrasée (Genèse 3:.5). Dans le grec 1 Timothée 2.15 passe d’elle à elles après la virgule. Elle se réfère à Marie en tant que représentante de toutes les femmes, la deuxième moitié du verset passe de la représentante aux particulières et décrit les preuves du salut pour chacune.

D’autres tentatives pour expliquer ces versets ne sont pas très satisfaisantes. La difficulté provient de l’extraction d’un verset ou deux de l’Écriture et de tenter de les expliquer indépendamment des autres Écritures. Supposer que le salut des femmes dépend du fait de porter des enfants crée plus de questions que de réponses. Qu’en est-il de ceux qui n’ont jamais eu d’enfants ? L’idée que la vie des femmes sera épargnée pendant l’accouchement est tout aussi problématique. Qu’en est-il des femmes chrétiennes fidèles qui sont mortes en accouchant?

L’explication donnée ici suit celle donnée par Daniel Whedon et Adam Clarke dans leurs commentaires. Jamieson, Fausset & Brown et Matthew Henry ne font que l’insinuer. (Matthew Henry avait terminé son commentaire jusqu’à la fin des Actes des Apôtres lorsqu’il est mort subitement d’une attaque d’apoplexie. Les commentaires sur les livres suivants du Nouveau Testament ont été faits par treize autres auteurs.)

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Émigration des mennonites aux États-Unis

En raison de la persécution en Suisse de nombreux anabaptistes, ou mennonites, ont fui pour se réfugier au Palatinat. Ils étaient 700 en 1672 seulement et d’autres les ont suivis pour plusieurs années, en provenance de Suisse et d’Alsace. Beaucoup d’entre eux ont tout laissé et ont reçu de l’aide en argent, en nourriture et en vêtements de la part des frères en Hollande.

En 1681, le roi Charles II d’Angleterre accorda à William Penn un vaste territoire dans le Nouveau Monde. C’était pour payer une dette que le roi devait au père de William Penn. Penn, un Quaker, envisageait ce territoire comme un lieu où toutes les bonnes personnes pouvaient vivre ensemble en paix et a commencé à faire de la publicité pour les colons.

Les premiers mennonites sont arrivés en Pennsylvanie en 1683 et beaucoup d’autres ont suivi au cours des 80 prochaines années. Ainsi donc, la persécution des mennonites en Suisse a conduit directement à l’établissement des mennonites en Amérique du Nord.

En 1671, un ministre mennonite nommé Henry Funk fut flagellé et expulsé de Berne. En 1710, un autre Henry Funk vint en Pennsylvanie et s’installa dans une ferme à 50 km au nord de Philadelphie. On ne sait pas s’il était un descendant de l’ancien Henry Funk. Ce deuxième Henry Funk a été ordonné comme ministre et plus tard comme ancien, devenant le premier chef spirituel des mennonites de Pennsylvanie.

Thieleman van Bright, l’ancien de l’assemblée mennonite de Dordrecht aux Pays-Bas, a consacré de nombreuses années à la recherche et à la compilation de témoignages de chrétiens fidèles depuis l’époque des apôtres jusqu’à son époque. Cela comprend de nombreux documents historiques et des confessions de foi ainsi que des comptes rendus de ceux qui ont été persécutés et sont morts pour leur foi. Le livre a été publié en 1660 comme Het Bloedig Toonel Der Doopsgesinde.

Les mennonites de Pennsylvanie parlaient l’allemand et non le néerlandais. Henry Funk et son collègue le ministre Dielman Kolb ont vu la nécessité de rendre ce livre disponible en allemand et ont supervisé le travail de 1745-1748. Le travail résultant a été publié avec le nom Martyrer Spiegel. Il a fallu presque 100 ans de plus avant que le livre soit disponible en anglais sous le nom de Martyrs’ Mirror.

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La beauté de la neige

Le printemps est enfin arrivé en Saskatchewan et notre cour a commencé à émerger de l’accumulation de neige laissée par l’hiver. Nous avons été accueillis ce matin par plus de ce truc blanc tombant du ciel ; à midi environ 10 cm s’est accumulé. La belle neige, blanche et scintillante.

J’avais prévu d’aller en ville ce matin, mais à la vue de cette neige j’ai décidé plutôt de rester à la maison et de contempler sa beauté. Ma décision a été motivée en grande partie par le fait que la neige fondante rendrait moche les rues de la ville, aussi les voitures qu’y circulaient.
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Il y a quelques minutes, Pookie (qui ressemble beaucoup au chat dans la photo ci-dessus) a décidé qu’il voulait sortir. J’ai ouvert la porte et la vue de toute cette neige à l’autre côté de la porte ne lui semblait très engageante.

Eh bien, pourquoi ne pas rendre le monde dehors un peu plus accueillant pour un chat ? Quelques minutes avec un balai ont suffi à dégager la neige du seuil de la porte et des pierres du patio en face de lui.

Pookie sortit, descendit les marches et arriva au bout des pierres du patio. Puis il a marché avec délicatesse sur la neige, a creusé un trou, l’a utilisé pour une salle de bain, l’a recouverte et est revenu.

Il y a un bac à litière dans la maison, mais c’est partagé avec deux autres chats. Ceci est beaucoup plus hygiénique à son esprit.

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Persécution des anabaptistes à Berne, conclusion

EXTRAIT DE LA TROISIÈME LETTRE D’OBERSULTZEM, LE 13 OCTOBRE 1671

Hendrick de Backer, ami le plus estimé et frère bien-aimé en Christ. Je vous souhaite, à vous et aux vôtres, beaucoup de grâce et de paix de la part de Dieu notre Père céleste, par l’intermédiaire de notre Seigneur Jésus-Christ, en guise de salut amical. Amen.

Ceci est en réponse à votre demande touchant la condition de nos frères suisses persécutés. Les faits sont que, le onzième dernier, il fut résolu en plein concile à Berne, d’envoyer aussi les prisonniers mâles jeunes et forts sur les galères, comme ils l’ont fait auparavant à six d’entre eux ; mais le vieux et faible ils enverraient ailleurs, ou les gardent dans l’emprisonnement perpétuel. Apprenant cette résolution, et étant poussé à la compassion, un certain monsieur à Berne est allé aux magistrats, et a demandé qu’ils seraient contents de reporter le renvoi des prisonniers jusqu’à ce qu’il puisse aller à leurs compagnons croyants, résidant en Alsace, et voir s’ils seraient responsables des prisonniers, en promettant que ceux-ci, après avoir quitté le pays, ne reviendraient plus sans leur consentement. Ce qu’il obtint, et, arrivant en Alsace chez nos amis, il leur présenta l’affaire, qui, dès qu’ils l’eurent entendu, accepta aussitôt les conditions, et promit, au cas où les autorités de Berne seraient heureuses d’envoyer les prisonniers à eux, qu’ils seraient responsables d’eux, et les aideraient à obtenir d’autres demeures. Si je comprends bien, nos amis ont promis à ce monsieur (il s’appelait Beatus), non seulement par oral, mais aussi par écrit. Là-dessus, il leur promit de nouveau de faire de son mieux auprès des autorités de Berne, et espérait en obtenir tant, qu’ils amèneraient les prisonniers jusqu’à Bâle, d’où les amis pourraient les emmener avec eux. Aussi avons-nous hâte de les rencontrer, espérant chaque jour entendre qu’ils sont arrivés en Alsace, ou qu’ils viendront nous voir.

En ce moment sont arrivés chez moi, quatre frères suisses avec leurs femmes et leurs enfants, qui disent que beaucoup d’autres sont sur le chemin, puisque la persécution et la recherche augmentent chaque jour. En conclusion, je vous recommande, après une salutation chrétienne et fraternelle, au Très-Haut, pour votre salut éternel.

Votre ami affectueux et votre frère en Christ,
JACOB EVERLING.

EXTRAIT DE LA QUATRIÈME LETTRE, DATÉE DU 2 NOVEMBRE 1671

En ce qui concerne nos amis suisses, ils arrivent maintenant dans de grands partis, de sorte qu’il y a déjà plus de deux cents personnes, et parmi elles il y a beaucoup de vieilles personnes à tête grise, hommes et femmes, qui ont atteint soixante-dix, quatre-vingt, oui, quatre-vingt-dix ans ; aussi un nombre qui sont infirmes et boiteux ; portant leurs ballots sur le dos, avec des enfants sur leurs bras, quelques-uns de bonne humeur, d’autres aussi avec des yeux larmoyants, en particulier les personnes âgées et faibles, qui maintenant dans leur grand âge sont obligés d’errer dans la misère et d’aller dans des pays étrangers et que beaucoup d’entre eux n’avaient rien pour dormir la nuit, et que moi et d’autres avec moi avons maintenant deux semaines pour en faire notre travail habituel, pour leur fournir un abri et d’autres articles de première nécessité.

Nous attendons encore plus, nous espérons que lorsque les gens auront quitté le pays, les prisonniers seront également libérés. Adieu.

La suite était que de plus en plus de fugitifs expulsés descendaient de Suisse dans le Palatinat, en tout près de sept cents personnes, âgées et jeunes, parmi lesquelles se trouvaient des familles de huit, dix et douze enfants, qui étaient à peine en mesure d’apporter avec eux assez pour leurs frais de déplacement, comme le montre l’extrait suivant

CINQUIÈME EXTRAIT DU MÊME OBERSULTZEM, LE 5 JANVIER 1672

Arrivé dans la région au-dessus de Heidelberg, un homme, ministre du Nord, avait douze enfants, pour la plupart très jeunes, mais, comme je le comprends, il n’avait apporté que quatre rix dollars en argent et un très pauvre cheval. Quelques autres ont apporté avec eux de l’argent, mais beaucoup de rien du tout, de sorte qu’après un examen minutieux, on a trouvé parmi deux cent quatre-vingt-deux personnes, mille quarante-six rix dollars. Et dans le bailliage d’Alzey, sur deux cent quinze personnes, six cent huit rix dollars.

Dans le juridiction de Darmstein, on a trouvé cent quarante-quatre personnes ; mais quant à leurs moyens, je n’ai pas appris ; mais, d’après les apparences, je les juge les plus indigents. Bref, nous trouvons que leur nombre se compose d’environ quatre-vingts familles, puis de veuves, de célibataires, de maris et de femmes qui ont dû abandonner leurs compagnons, parce que ceux-ci, attachés à la religion réformée, ne pouvaient pas faire leur les esprits pour partir ; en tout, six cent quarante et une personnes, dont les fonds ne dépassent pas la petite somme déjà indiquée ; de sorte que vous pouvez facilement calculer, qu’une aide considérable sera nécessaire. Outre ceux-ci, on comprend, il y a une centaine de personnes de plus en Alsace, à qui nous attendons aussi à l’avant de l’année. Adieu. Jusque-là les extraits des lettres.

Par la suite, les confréries résidant dans les provinces des Pays-Bas, en mars de la même année 1672, en envoyèrent quelques-unes au Palatinat, qui voyageaient partout vers les frères persécutés, et en leur entendaient et voyaient, ont non seulement trouvé ce qui précède pour être vrai, mais aussi, que déjà certains des derniers mentionnés étaient venus d’Alsace, qui, apportant aussi, comme les autres, pas de fonds avec eux, étaient avec ceux-ci.

De plus, ils ont appris de certains des quarante prisonniers eux-mêmes qu’ils avaient tous été libérés et, selon la demande du gentleman susmentionné, ils ont été amenés à Bâle, et ils se sont tournés vers leurs frères, avec qui ils sont ensuite partis. Mais quand on leur demandait pourquoi ils n’étaient pas partis plus tôt pour chercher de tels endroits où ils auraient pu vivre avec plus de liberté selon leur conscience, voyant que les autorités n’avaient pas empêché leur départ, ils donnèrent des raisons différentes, dont les suivants n’étaient pas les moindres

1. Ils disaient que les églises grandissaient et se multipliaient, de sorte que, quoique sous la croix, elles fleurissaient comme une rose parmi les épines, et qu’on pouvait espérer une augmentation supplémentaire, parce que beaucoup de personnes se manifestaient, qui voyaient la lumière briller des ténèbres, ont commencé à l’aimer et la chercher ; que les ministres, considérant cela dans leur cœur, se sont montrés réticents à quitter le pays, craignant que cette récolte prometteuse ne soit perdue, et que beaucoup d’entre eux se détournent de leur bon but ; et par conséquent, ils ont plutôt choisi de souffrir un peu plutôt que de partir, afin qu’ils puissent encore sauver certaines âmes de la perdition, et les amener à Christ.

2. Une deuxième raison était qu’ils ne pouvaient pas si facilement prendre leur départ vers d’autres pays, parce qu’il y a parmi eux beaucoup de familles divisées, dont le mari ou la femme est dans l’église, tandis que le compagnon fréquentait encore l’église publique, auquel cas si ceux-ci ne suivaient pas leurs compagnons persécutés, abandonnaient aussi tout et quittaient la campagne, cela causait beaucoup de désagrément et de chagrin ; qu’il y avait même plusieurs ministres non exempts de cette difficulté, et qu’il y avait aussi deux ministres dans le Palatinat, qui avaient des femmes qui n’étaient pas dans l’église, et qu’elles avaient secrètement été averties par un bon ami de partir de nuit et de prendre la fuite, sans savoir encore si leurs femmes les suivraient, ou si, aimant leurs biens plus que leurs maris, ils resteraient là dans le pays et abandonneraient leurs maris. Que de tels cas aient créé plus de chagrin et de difficultés, parce que les autorités accordaient la liberté aux personnes restantes, femmes ou hommes, de se remarier et de chercher d’autres compagnons.

Ces raisons, entre autres, les avaient empêchés de quitter leur terre terrestre pour échapper à toute contrainte, mais les induisit, plutôt (comme ils l’avaient fait maintenant), à attendre qu’ils voient qu’ils ne pouvaient plus rester là et conserver une bonne conscience.

  • traduit de Martyrs Mirror
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