Benjamin Eby – Origine et doctrine des mennonites – 5

BIOGRAPHIE DE MENNO SIMONS

Rassemblé à partir de ses propres écrits et aussi de Gerhard Roosen, un ministre mennonite à Hambourg, dans son livre intitulé : « Innocence des baptistes évangéliques, qui s’appellent Mennonites », qui a été imprimé en l’an 1702, ainsi que de plusieurs autres écrivains.

Il est né en 1495 à Witmarsum dans la province de Frise aux Pays-Bas, et en l’an 1524, dans sa 28e année, est devenu un moine.

Cependant, il écrit lui-même dans sa Renonciation à l’Église romaine, comment il a été éclairé par la grâce de Dieu. Il déclare aussi qu’il pratiquait la lecture et l’écriture de la Parole de Dieu dans la solitude, que six ou sept ou huit personnes venaient à lui et avec beaucoup de persuasion l’ont supplié de devenir prédicateur (probablement ils étaient de la secte de Waldo ou baptistes, qui, par la persécution, sont venus comme des moutons dispersés aux Pays-Bas.).

Il est clairement démontré que Menno, après avoir commencé le travail de la Réforme par la grâce de Dieu, était nécessaire ; premièrement, pour rassembler les enfants dispersés de Dieu ; et deuxièmement, puisque le temps de la Réforme Générale était proche, pour être aussi un outil dans la main du Seigneur. En outre, il est montré comment, dans toutes les persécutions et les dangers, il a travaillé avec beaucoup de zèle, surtout dans les provinces des Pays-Bas. Il était l’un des principaux enseignants et anciens en ce temps sanglant et dangereux. Ses glorieuses exhortations de la Parole de Dieu étaient si abondantes qu’aucun de ses adversaires n’osait s’engager à le défier ouvertement, bien qu’il les avait déjà invités avec beaucoup de zèle de le faire à divers moments.

Par son enseignement guérissant, son exhortation pieuse et son pouvoir effectif du Tout-Puissant, il rassembla, convertit et gagna une très grande multitude de personnes des ténèbres au Dieu vivant. A cause de cela, ses adversaires devinrent d’autant plus amers que, pour prévenir et entraver un tel enseignement, en 1543, il publia l’ordre sanglant et terrible de son arrestation. Ils avaient sa ressemblance et son visage dépeints, et posté son image sur les portes et les lieux publics et a également proclamé dans toute la Frise occidentale que chaque criminel et meurtrier devrait être libéré de l’emprisonnement et par la grâce de l’empereur, être promis la liberté et en outre cent florins, s’ils pouvaient livrer Menno Simons entre les mains de ses ennemis et bourreaux.

Ceux aussi, qui montraient de la sympathie envers Menno, étaient traités sans pitié. Un homme, appelé Tjart Reynerts, a été amené en captivité à Leeuwarden. La raison de son arrestation était qu’il avait secrètement hébergé Menno Simons dans sa grande misère, de sympathie et d’amour. Quand ses ennemis l’ont découvert, il a été attaqué et cruellement condamné. Il a été placé sur une roue jusqu’à ce qu’il était mort, bien qu’il ait déjà eu un témoignage de ses plus grands ennemis, qu’il était un homme très pieux.

Même si ses ennemis avaient soif de son sang tyranniquement au-delà de toute mesure et avec amertume cherchaient à le tuer et le persécuter, néanmoins le Dieu Tout-Puissant veillait et protégeait Menno Simon, contrairement à l’espoir de tous ses ennemis, pour les prévenir à pratiquer leur haïne sanguinaire sur lui. Un traître, qui croyait son stratagème certain, vendit Menno pour une certaine somme d’argent, soit pour le livrer entre les mains des tyrans, soit pour perdre sa propre tête. Il avait parfaitement repéré l’endroit, mais même alors Menno s’échappait d’une manière merveilleuse.

Ce qui suit est un extrait du livre 16 dans la Chute des tyrans, par Peter Jantsz Twisck, pages 1074-1075.

Une fille de Menno Simon, une femme digne d’éloges, racontait en notre présence l’incident suivant : Un certain traître qui avait accepté, pour une somme d’argent, de livrer à coup sûr, Menno en personne, ou sa tête dans les mains de ses ennemis, prévu de l’appréhender dans l’une de leurs réunions ; mais il arriva qu’il ne put atteindre son but, car lorsqu’il arriva à l’endroit où il cherchait à l’espionner, Menno s’échappa d’une manière providentielle.

À un autre moment, ce même traître, en compagnie d’un officier ou d’un policier, alors qu’ils étaient à la recherche de Menno, le rencontra à l’improviste alors qu’il se promenait sur un canal, dans un petit bateau. Le traître garda le silence jusqu’à ce que Menno les eût dépassés, et avait sauté à terre pour échapper avec moins de péril. Alors le traître a crié « voici l’oiseau s’est échappé ! » L’officier l’a châtié – l’a appelé un méchant et a demandé pourquoi il ne l’a pas dit à temps ; à quoi le traître répondit : « Je ne pouvais pas parler » ; Les seigneurs étaient si mécontents de ce que le traître, selon sa promesse, devait perdre sa tête. Il est digne de considération combien merveilleusement Dieu, dans ce cas et dans d’autres semblables, préserve son peuple, et surtout combien terriblement il punit les tyrans.

– à suivre

N.B. : Dans cet œuvre, Benjamin Eby a utilisé le mot baptiste en référence aux chrétiens qui pratiquait le baptême des croyants seulement et qui se seraient opposés au baptême des enfants. Il ne faut pas les confondre avec les églises de notre époque qui s’appellent baptistes.

Advertisements

À propos de Bob Goodnough

Living today in the light of history and eternity.
Cette entrée, publiée dans l'histoire, est marquée , , , , , , , , , , , . Mettre ce permalien en signet.

Laisser un commentaire

Entrer les renseignements ci-dessous ou cliquer sur une icône pour ouvrir une session :

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l’aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s