Les trottoirs du ciel

Vous marchez le long d’un trottoir en la ville et voyez un endroit où le béton s’écroule. Prenez-vous un morceau de béton chez vous, croyant que vous avez trouvé un grand trésor ? Ou peut-être vous voyez une brique qui s’est détachée du mur d’un bâtiment. Le prenez-vous et commencez-vous à rêver de tout ce que vous pouvez acheter avec cette précieuse brique ?

C’est ridicule bien sûr. Que pensons-nous alors quand la Bible décrit le ciel comme un lieu où les rues sont pavées d’or et les murs construits de bijoux ? Est-ce là une description de la gloire du ciel ou est-ce que cela nous dit que l’or n’aura plus de valeur que le béton de nos trottoirs ?

Selon nos valeurs terrestres, tout ce qui brille est hautement apprécié et grandement désiré. Est-ce que nous nous attendons à ce que ces choses soient autant valorisées selon les normes du ciel ? Nous lisons au sujet des couronnes qui nous attendent au ciel et cette idée semble attrayant à nos valeurs terrestres. Mais ensuite, nous lisons à propos de personnes au ciel qui jettent leurs couronnes.

Beaucoup de gens dans le passé ont adoré le soleil, la lune et les étoiles ; il y a encore des gens qui croient que les étoiles racontent leur avenir. Dieu n’a pas créé le soleil, la lune et les étoiles jusqu’au quatrième jour, mais la lumière était là dès le premier jour. Le soleil, la lune et les étoiles ne se trouveront pas au ciel, mais il y aura de la lumière.

Au ciel, nous serons en présence de Dieu ; Jésus sera là, les saints anges et plus de gens que nous ne pouvons l’imaginer. Ce qui rendra le ciel magnifique, ce ne sont pas toutes les choses qui brillent à nos yeux terrestres, mais l’absence totale d’envie, de peur, de conflit, de chagrin et de douleur. Il n’y aura que l’amour et la joie pour toujours. Ce sont les trésors du ciel.

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Leur citoyenneté est au ciel

Les paroles suivantes sont le cinquième chapitre de l’Épître au Diognète, écrit vers l’an 150 après J.-C

5.1 Car les chrétiens ne sont pas distingués du reste de l’humanité, soit dans la localité ou dans le langage ou dans les coutumes.

5.2 Car ils n’habitent pas quelque part dans leurs propres villes, ils n’utilisent pas non plus une langue différente, ni ne pratiquent une vie extraordinaire.

5.3 Ils ne possèdent pas non plus une invention découverte par une intelligence ou une étude d’hommes ingénieux, et ils ne maîtrisent aucun dogme humain, comme certains le sont.

5.4 Pendant qu’ils habitent dans les villes des Grecs et des Barbares, selon le sort de chacun, et suivent les coutumes indigènes en ce qui concerne les vêtements, la nourriture et les autres arrangements de la vie, la constitution de leur propre citoyenneté, qu’ils exposent, est merveilleux et en contradiction avec les attentes.

5.5 Ils habitent dans leur propre pays, mais seulement en séjour. ils supportent leur part en toutes choses en tant que citoyens et ils endurent toutes les difficultés en tant qu’étrangers. Chaque pays étranger est une patrie pour eux et chaque patrie est étrangère.

5.6 Ils se marient comme tous les hommes et engendrent des enfants, mais ils ne rejettent pas leur progéniture.

5.7 Ils partagent leurs repas, mais non pas leurs femmes.

5.8 Ils se retrouvent dans la chair, et pourtant ils ne vivent pas selon la chair.

5.9 Leur existence est sur terre, mais leur citoyenneté est au ciel.

5.10 Ils obéissent aux lois établies et ils surpassent les lois dans leurs propres vies.

5.11 Ils aiment tous les hommes et ils sont persécutés par tous.

5.12 Ils sont ignorés et pourtant ils sont condamnés. Ils sont mis à mort, et pourtant ils sont dotés de vie.

5.13 Ils sont en mendicité et pourtant ils font beaucoup de riches. Ils manquent de tout et pourtant ils abondent en toutes choses.

5.14 Ils sont déshonorés, et pourtant ils sont glorifiés dans leur déshonneur. Ils sont mal parlé, et pourtant ils sont justifiés.

5.15 Ils sont injuriés et ils bénissent. Ils sont insultés et ils respectent.

5.16 En faisant du bien, ils sont punis comme des méchants ; étant punis, ils se réjouissent, comme s’ils étaient de ce fait vivifiés.

5.17 La guerre est menée contre eux en tant qu’étrangers par les Juifs, et la persécution est menée contre eux par les Grecs, et pourtant ceux qui les détestent ne peuvent dire la raison de leur hostilité.

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Le Symbole des apôtres

1. Je crois en Dieu, le Père tout-puissant, Créateur du ciel et de la terre,
2. et en Jésus-Christ, son Fils unique, notre Seigneur,
3. qui a été conçu du Saint-Esprit, est né de la Vierge Marie ;
4. a souffert sous Ponce Pilate, a été crucifié, est mort, a été enseveli,
5. le troisième jour, est ressuscité des morts ;
6. est monté au ciel, est assis à la droite de Dieu, le Père tout-puissant ;
7. d’où Il viendra juger les vivants et les morts.
8. Je crois en l’Esprit-Saint
9. à la sainte Église universelle, la communion des saints,
10. la rémission des péchés,
11. la résurrection de la chair
12. la vie éternelle.

[Celui-ci semble être la formulation le plus ancien du Symbole.]

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La noble leçon, IV

[Voici un autre portion de ce poème vaudois, écrit il y a 900 ans dans l’ancien provençal. Je voudrais bientôt en finir de publier par tranches cette version dans un langage un peu plus moderne.]

Après ils péchèrent grièvement, abandonnant la loi, c. à d. la loi de nature,
Car c’est bien prouvé par l’Écriture
Que cinq cités périrent, lesquelles faisaient le mal
En feu et en soufre Dieu les condamna
Il détruisit les félons et les bons délivra
Ce fut Loth et ceux de sa maison que l’ange en tira
Quatre furent-ils par nombre, mais l’un se condamna,
Ce fut la femme parce qu’elle regarda contre défense.
Ici a grand exemple à toute humaine gent
Qu’ils se doivent garder de ce que Dieu défend.

En ce temps fut Abraham, homme plaisant à Dieu,
Et engendra un patriarche dont furent les Juifs
Noble gent furent ceux-là en la crainte de Dieu
En Égypte habitèrent entre autre méchante gent
Là furent opprimés et contraints par longtemps,
Et crièrent au Seigneur, et il leur transmit Moïse,
Et délivra son peuple et détruisit l’autre Gent :
Par la mer Rouge passèrent, comme par belle issue ;
Mais les ennemis d’eux, lesquels les persécutaient, y périrent tous.
Maintes autres signes Dieu à son peuple fit ;
En les nourrissant quarante ans au désert, et leur donna la loi
En deux tables de pierre la transmit par Moïse :
Ils la trouvèrent écrite et ordonnée noblement.
Ceci démontre un Seigneur à toute gent,
Auquel ils dussent croire et aimer de tout leur cœur, et craindre et servir jusqu’au jour de la fin
Et un chacun aimât son prochain comme soi
Consoler les veuves, et les orphelins soutenir,
Héberger les pauvres, et les nus revêtir,
Nourrir les affamés et les voyageurs diriger,
Et la loi de ces mots garder avec diligence ;
À ceux qui le gardent est promit le règne céleste.

Le service des idoles leur mit en défense,
Homicides, adultères et toute fornication,
Mentir et parjurer et fausse promesse
Usure et rapine et mauvaise convoitise,
Ensuite avarice et toute félonie ;
Aux bons est promit la vie, et aux méchants la mort.
Alors était justice en sa seigneurie,
Car ceux qui transgressaient et faisaient méchamment
Iront à la mort et détruits sans pardon ;
Mais l’Écriture dit, et beaucoup est manifeste,
Que trente mille furent les restés au désert,
Trente mille et plus, selon que dit la loi,
Ils furent tués de glaives, de feu et de serpents,
Et plusieurs autres périrent de l’extermination,
La terre s’ouvrira, et les reçut en l’enfer.
Ainsi nous nous pouvons reprendre de notre grand assoupissement.
Mais ceux qui firent bien le plaisir du Seigneur héritèrent la terre de promesse.

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La bonté

SEMEZ LA BONTÉ AUX QUATRE VENTS

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Que votre douceur soit connue de tous les hommes. Le Seigneur est près.

(Philippiens 4.5)

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SIX INIQUITÉS DE L’ANTÉCHRIST

[Tiré d’un écrit Vaidois de l’an 1120 A.D.]

Les erreurs et les infidélités prédites par le Seigneur, touchant l’antéchrist, sont les suivantes : savoir, un service idolâtre varie et innombrable, accordé contre le commandement de Dieu et de Christ, non au Créateur, mais à la créature visible et non visible, corporelle ou spirituelle, intelligente et sensible, produite naturellement, ou par un art quelconque, ou sous quelque nom que ce soit, comme de Christ et des saints ou des saintes, et, des reliques, et des personnes en autorité, auxquelles créatures est rendu un service accompagné de foi, d’espérance, d’actions, d’oraisons, de pèlerinages, d’aumônes, d’offrandes, de sacrifices fort dispendieux. Ils servent une telle créature, ils l’adorent, l’honorent de plusieurs manières, par des chants, par des panégyriques, par des solennités, par des célébrations de messes, par des vêpres, par des complies à ces mêmes créatures, par des heures, par des vigiles, par des fêtes, par acquisition de grâce, acquisition qui est essentiellement en Dieu seul, et méritoirement en Jésus-Christ, et qui s’obtient par la seule foi par le secours du Saint-Esprit.

Car il n’y a pas d’autre cause de l’idolâtrie qu’une opinion fausse touchant la grâce, touchant la vérité, touchant l’autorité, l’invocation, l’intercession, lesquelles le même antéchrist ôte à Dieu pour les attribuer aux ministères et aux œuvres de ses mains, aux saints et au purgatoire. Et cette iniquité de l’antéchrist est directement contraire au premier commandement de la loi.

Semblablement, l’amour désordonné de l’antéchrist pour le monde est d’où procèdent dans l’Église tous les maux et les péchés des conducteurs, des directeurs, des supérieurs ; péchés qui restent sans répression, et qui sont contraires aux vérités de la foi et à la connaissance de Dieu le Père, selon le témoignage de Jean, qui dit : Celui qui pêche ne connaît point Dieu ni ne l’a vu. Car si quelqu’un aime le monde, la charité du Père n’est point en lui.

La seconde iniquité de l’antéchrist, consiste en ce qu’il place l’espérance de pardon, de grâce, de justice, de vérité et de vie éternelle, non en Christ, ni en Dieu par Christ, mais dans les hommes vivants et morts, dans l’autorité, dans des cérémonies ecclésiastiques, dans des bénédictions, dans des sacrifices, dans des prières et, dans d’autres choses semblables indiquées plus haut, et non dans une foi véritable qui produit la repentance, avec la charité, l’éloignement du mal et l’avancement dans le bien.

Ce n’est pas dans une telle foi, que l’antéchrist enseigne a espérer fermement, et principalement la régénération, l’affermissement, la réfection spirituelle ou communion, la rémission des péchés, la sanctification en vie éternelle : mais par les sacrements et par sa perverse simonie, moyen par lequel le peuple est trompé, et ayant toutes choses vendables, il a imaginé des ordonnances anciennes et nouvelles pour obtenir de l’argent, permettant que si quelqu’un a dit ou fait ceci ou autre chose, il veut qu’il puisse acquérir et grâce et vie. Et cette double iniquité est, proprement appelée, dans les saintes Écritures, un adultère et une fornication. C’est pourquoi, de tels ministres, qui conduisent le peuple grossier dans de telles erreurs, sont appelés paillarde apocalyptique. Cette iniquité est contraire an second article, et de rechef, contraire au second et au troisième commandement de la loi.

La troisième iniquité de l’antéchrist, c’est, qu’outre ce qui a été dit, il a inventé de fausses religions, des règles, des monastères en forme d’église, comme moyens d’acquérir l’espérance. De même, ils affirment, contre toute vérité, que c’est un devoir pour chacun d’entendre souvent et dévotement les messes, de recevoir les sacrements, de se confesser, de faire des satisfactions par des jeûnes ou en vidant sa bourse, être resté ou d’être membre de l’Église romaine, de s’adonner ou livrer à la règle ou au capuchon. Et cette iniquité de l’antéchrist est directement contraire au huitième article du symbole : Je crois au Saint-Esprit.

La quatrième iniquité de l’antéchrist, c’est, qu’étant bien lui-même la quatrième bête décrite jadis par Daniel, et la paillarde apocalyptique, il s’attribue des noms, l’autorité, le pouvoir, les dignités, les ministères, les offices, les écritures, au point de s’égaler et de se comparer à la vraie et sainte mère Église, en laquelle se trouve ministériellement, et non autrement, le salut et la vérité, quant à la vie, à la doctrine et aux sacrements. Car, si ce n’était qu’elle se couvre ainsi elle-même et ses ministres d’erreur et pécheurs manifestes, elle serait abandonnée de tous si elle était connue.

Mais parce que les empereurs et les rois, et les princes, estimant qu’elle était semblable à la vraie sainte mère Église, ils l’aimèrent elle-même et la dotèrent contre le commandement de Dieu. Cette iniquité des ministres, des sujets, de ceux ordonnés dans l’erreur et dans le péché, est directement contre le neuvième article : Je crois la sainte Église. Ces choses appartiennent à la première partie de l’article.

En second lieu, en effet, eux, en participant aux seules formes extérieures, selon les usages humainement, ordonnés et inventés, croient on espère avoir leur part à la réalité des offices de pasteurs et de la cure d’âmes, comme si ceux qui seraient tondus comme des agneaux, qui seraient oints à la manière d’une paroi, et qui recevraient la bénédiction en touchant le livre et le calice, pouvaient prétendre être convenablement ordonnés prêtres.

Il en est semblablement du peuple assujetti, si, parce qu’il a sa part aux paroles, aux signes, aux exercices extérieurs et à leurs diverses cérémonies souvent répétées, il se persuadait avoir part à la vérité qui en est couverte. Et cela est contraire à l’autre partie du huitième article : Je crois la communion des saints.

Une chose est à faire, c’est qu’il faut s’éloigner de la très-mauvaise communion des moines qui, pour amener à sa participation les hommes charnels, leur font espérer, au moyen de choses de néant et par avarice, qu’ils leur feront avoir part à leur pauvreté et à leur chasteté, quels qu’ils soient d’ailleurs, ou luxurieux ou avares, pourvu qu’ils leur fassent à eux-mêmes des dons.

La cinquième iniquité de l’antéchrist consiste en ce qu’il promet, en trompant, le pardon et la rémission des péchés à des pécheurs non véritablement contrits et qui n’ont pas renoncé fermement aux mauvaises œuvres. Et il fait d’abord cette promesse de la rémission des péchés au moyen de la confession auriculaire et de l’absolution donnée par des hommes, au moyen des pèlerinages dictés par l’avarice.

Cette iniquité est contraire au onzième article du Credo : Je crois la rémission des péchés. Car cette rémission dépend de l’autorité de Dieu et du ministère de Jésus-Christ, puis en partie de la foi, de l’espérance, de la repentance, de la charité et de l’obéissance qui, selon la Parole de Dieu, est en l’homme.

Il y a encore une sixième iniquité, c’est qu’ils prolongent l’espérance jusqu’à la fin de la vie, au moyen des iniquités cachées déjà mentionnées pour les pécheurs manifestes, et spécialement au moyen de l’extrême-onction et du purgatoire rêvé, en sorte que les hommes grossiers, qui ne connaissent pas la vérité, persévèrent dans l’erreur et sont absous de péchés dont ils ne se sont jamais éloignés de libre volonté pour qu’ils pussent en espérer la rémission à venir et la vie éternelle.

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Avertissement aux Amish

C’était l’année 1697 ; des Mennonites qui fuient la persécution en Suisse avaient déjà vécu en Alsace pour quelque temps. Il y avait danger au-dehors parce que Louis XIV avait envoyé ses troupes pour annexer l’Alsace à la France. Il y avait danger au dedans la groupe Mennonite parce que Jacob Amman, l’un des ministres, accusait l’église de mondanité et d’apostasie. Il exigait une stricte conformité à une certaine forme de vêtements et d’autres choses externes. Jacob Amman et ses disciples avaient excommunié la partie des Mennonites en Alsace qui ne voient pas les choses dans la même manière. Ils étaient à leur tour excommuniés par les autres Mennonites. Par la suite, les partisans de Jacob Amman vient d’être connu comme Amish.

Au milieu de cette confusion, quelqu’un a écrit à Gerhard Roosen, un ministre âgé de l’église Mennonite d’Altona-Hambourg. Les paragraphes ci-dessous ont été extraits de sa réponse. Roosen avait 85 ans quand il a écrit ces mots et il est resté actif jusqu’à sa mort en 1711 à l’âge de 99 ans.

Il faut noter que les premiers colons Mennonites en Pennsylvanie avaient laissé la Suisse pour la Hollande, puis émigré en Amérique avant la division occasionnée par Jacob Amman. Ils n’avaient donc aucun rôle dans cette triste affaire.
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Je suis de tout cœur désolé que vous avez été troublé par certains qui pensent hautement d’eux-mêmes et qui font des lois sur des choses qui ne sont pas exigés dans l’Évangile. Si les écrits apostoliques avaient indiqué comment et avec quoi un croyant doit se vêtir, et une personne voyageant dans d’autres pays auraient rencontrés des personnes qui vivaient contraire à ces règles, alors cette position pourrait être valide. Mais pour contredire l’Évangile en liant la conscience à une certaine forme de chapeaux, de vêtements, de chaussures, de chaussettes ou des cheveux, qui diffèrent d’un pays à un autre, et de prendre sur lui l’autorité d’excommunier ceux qui n’acceptent pas ces règles et de chasser de l’église comme un levain ceux qui n’évitent pas un tel, est quelque chose que ni le Seigneur Jésus dans les Évangiles, ni les saints apôtres ont commandé, d’être lié par ces choses externes, et n’ont donné ni loi ni règle dans cette question.

Dans toutes les lettres de Paul, nous ne trouvons pas un seul mot qu’il a donné des commandements aux croyants sur la forme ou style de vêtements qu’ils devraient porter, mais plutôt qu’il nous exhorte à nous accommoder aux choses humbles. Je considère qu’il est bien et droit de se comporter comme les coutumes du pays dans lequel on séjourne. Mais il est raisonnable et juste que tout luxe, orgueil et luxure charnelle soit évitée (1 Jean 2), et de ne pas accepter rapidement de nouveaux styles de vêtements, ni les modifier pour se conformer à la mode. Cela est quelque chose d’être discipliné. Mais là où il est devenu l’usage courant dans un pays, il est honorable et bon d’accepter un tel usage, si on le fait dans l’humilité.

Merci à Dieu, je ne veux pas la convoitise des yeux, ni l’orgueil de ce monde, mais j’ai toujours porté à peu près le même style de vêtements. Mais si j’aurais porté un autre style, selon l’usage du pays, devrais-je être excommunié à cause de cela ? Cela serait déraisonnable et contraire à l’Écriture.

Le Seigneur a ordonné, bien sûr, qu’il doive y avoir de la discipline dans l’Église de Dieu pour les membres obstinés et tels que résistent à la loi de Dieu dans l’Évangile. Par conséquent, on doit se demander si ce que nous voulons lier y seront également lié, ou commandé à être lié.

Les Saintes Écritures doivent être notre norme. Nous devons nous y soumettre ; non pas courir en avant, mais les suivre, non pas impétueusement, mais avec prudence, crainte et affliction ; car il est une chose périlleuse dans le jugement de Dieu de lier sur la terre ce qui n’est pas lié dans le ciel.

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Je commence à aimer voyager en avion

Dans la passée j’avais le trac seulement à la pensée de monter dans un tube de métal pressurisé et de sauter à travers les cieux à 700 km / h à une altitude de 12 km. Mais c’était différent le week-end dernier alors que je volais à Montréal. Il semble que je commence à prendre plaisir de voyager en avion. Quatre heures dans un avion à réaction sont beaucoup plus relaxantes que trois jours au volant.

Les quatre membres du comité de rédaction français ont décidé que nous pourrions en faire plus en passant deux jours ensemble que pendant des mois de conférences téléphoniques de trois heures le samedi soir. Étant donné que les trois autres membres sont membres de l’assemblée de Roxton Falls, au Québec, et que je suis ici en Saskatchewan, il m’a fallu d’y aller.

WestJet 737.jpgAinsi, jeudi matin je suis monté dans un avion WestJet en direction de Montréal et Ronald, Philippe, Hugues et moi avons passé les deux jours suivants à rédiger un livre récemment traduit de l’anglais. Même en tenant compte du temps que nous avons passé à planifier nos travaux futurs, nous en avons assez faites que même lorsque le coût de mon billet est inclus, le travail effectué par heure ne soit pas plus coûteux que lorsque nous le faisons par conférence téléphonique. Ce voyage a si bien fonctionné que nous parlons de le refaire, si nos horaires individuels peuvent être alignés. Ronald et moi sommes plus flexibles, mais Philippe et Hugues doivent trouver un moment qui ne soit pas en conflit avec leur emploi.

J’ai beaucoup apprécié le temps passé au Québec. J’ai correspondu avec Hugues par courriel, je lui ai parlé au téléphone, mais je ne l’avais pas vu depuis qu’il avait l’âge de neuf ans. Il a 24 ans maintenant et c’était bon de voir et de travailler avec lui face à face. C’était bien de revoir Philippe, il s’est marié depuis que je l’ai vu il y a trois ans et a un fils de cinq mois.

C’était bien d’être dans un lieu où les pelouses sont vertes, les arbres grands et les cultures florissantes. (Il a été une année sèche ici en Saskatchewan ; j’ai tondu la pelouse une fois dans chacun des trois derniers mois. L’herbe est toujours plus ou moins verte et la moisson n’est qu’un peu au-dessous de la moyenne, mais ce n’est pas une année d’abondance.)

je me suis assemblé avec les frères et sœurs à Roxton Falls pour la culte dimanche matin. Je connais la plupart d’entre eux, certains depuis de nombreuses années, mais certains que j’ai rencontrés pour la première fois. C’est une bonne chose, l’assemblée grandit.

Lundi matin quand je me suis réveillé il faisait 22 ° et humide. Il était 30 ° à midi, puis il a commencé à pleuvoir. Quand je suis arrivé à Saskatoon dans la soirée, il faisait 12 ° et était toujours sec et poussiéreux. Mais toute la famille était là pour m’accueillir.

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Qu’est-ce qu’arrive avec le climat ?

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L’océan Arctique se réchauffe, les icebergs se raréfient et, à certains endroits, les phoques trouvent l’eau trop chaude, selon un rapport du Département du Commerce publié hier par Consultafft, à Bergen, en Norvège.

Les rapports des pêcheurs, des chasseurs de phoques et des explorateurs indiquent tous un changement radical des conditions climatiques et des températures inédites dans la zone arctique. Les expéditions d’exploration rapportent que presque aucune glace a été atteinte jusqu’à 81 degrés et 29 minutes au nord. Les sondages à une profondeur de 3 100 mètres montrent le courant du golfe encore très chaud. De grandes masses de glace ont été remplacées par des moraines de terre et de pierres, poursuit le rapport, tandis que de nombreux glaciers bien connus ont complètement disparu.

Très peu de phoques et aucune poissons blancs ne se trouvent dans l’est de l’Arctique, alors que de vastes bancs de harengs et d’éperlans qui ne se sont jamais aventurés aussi loin dans le nord sont rencontrés dans les anciennes zones de pêche du phoque.

— Le Washington Post, 2 novembre 1922

Oui cher lecteur, cette date est correcte. Ceci est un rapport sur les conditions dans l’est de l’Arctique il y a 96 ans. La période de réchauffement a commencé en 1918 et s’est poursuivie pendant quelques années avant de revenir à la normale ; mais qu’es-ce que c’est cette chose qu’on appelle normale ? Les conditions climatiques n’ont-elles pas toujours été anormales ? Normal est une moyenne et non une condition stable.

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Le sabbat

Et je pensais aussi souvent que si le jour du sabbat devait être observé dans l’Évangile, Paul n’aurait pas dit que certains estiment tous les jours égaux, et que si cela n’était pas fini en Christ notre sabbat, il n’aurait pas dit : que personne ne devrait nous juger « au sujet du manger ou du boire, ou au sujet d’une fête, d’une nouvelle lune, ou des sabbats », car il m’a semblé qu’il aurait dû s’y attendre s’il ne le voulait pas le terme « jour de sabbat ». J’ai examiné cette question de tous les côtés Je désirais connaître la vérité de ce sujet si controversé. J’ai lu des auteurs des deux côtés de cette question, mais aucun d’entre eux n’a satisfait mon esprit ; pour ceux qui ont défendu le premier jour comme le jour du Seigneur ne pouvaient pas montrer un commandement simple pour son observance, et j’ai vu l’injustice dans chacun d’eux.

J’admets que si le septième jour était spécialement enseigné pour être observé sous l’Évangile de manière indubitable, alors aucun langage ne devrait être expliqué contre lui, mais nous ne trouvons pas un ordre pour garder le sabbat dans tout le Nouveau Testament. Les apôtres n’ont pas nommé le sabbat dans toutes leurs épîtres, à l’exception de Paul, comme indiqué ci-dessus, et il a ensuite enseigné que ce n’était qu’une ombre se terminant en Christ. Et les nombreux péchés que Paul a nommés qui étaient dignes de la mort, et que ceux qui les ont commis ne pouvaient pas entrer au ciel, il n’a pas parlé une fois des transgresseurs du sabbat. Il ne fait aucun doute que si le sabbat était contraignant sous l’évangile, qu’il était transgressé, nous trouverions une réprimande contre de telles transgressions. Nous trouvons le sabbat mentionné à plusieurs places dans l’Ancien Testament et la mort menacée comme la peine de sa transgression. Comme nous ne trouvons pas le sabbat ordonné à être observé dans toutes les lettres des apôtres adressées aux juifs et aux païens, nous considérons que cela ne lie pas les chrétiens.

Ce que j’ai dit à propos du sabbat je dis en ce qui concerne le premier jour de la semaine ; pas une seule commande ne peut être montrée pour son observance. J’ai lu des auteurs qui ont fait de leur mieux pour faire croire qu’il était mis à part pour le culte divin, mais aucun d’entre eux n’a réussi à en montrer « ainsi dit le Seigneur ».

Je ne vois pas besoin d’en dire beaucoup à ce sujet ; car s’il y avait un « Ainsi dit le Seigneur » pour se reposer ou observer le premier jour de la semaine, on pourrait le trouver et cela réglerait le problème dans sa totalité. Si le premier jour de la semaine était mis à part pour un jour de repos ou un jour saint à observer, nous trouverions ses transgresseurs réprouvés, mais rien ne se trouve dans la liste des péchés enregistrés dans le Nouveau Testament au sujet de transgresser le premier jour de la semaine.

Jean Holdeman, 1832-1900

[Pour être claire, notre frère ne condamne pas les cultes du premier jour de la semaine, il a simplement voulu dire que le dimanche n’est pas le sabbat, ni le jour de repos. C’est l’adoration de Dieu qui mérite notre respect, non pas le jour.]

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