Une clé qui marche

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J’ai deux clés qui semblent identiques, à mes yeux au moins. L’une a été fabriqué avec une machine à tailler les clés à la pointe de la technologie ; l’autre a été fait par un vieux monsieur utilisant seulement une meule. Devinez laquelle fonctionne ?

La clé fabriquée par la machine entre dans la serrure mais ne tourne pas. La clé façonnée à la main glisse en douceur et tourne pour ouvrir la serrure. Évidemment ce monsieur connaît les clés.

Il y a quelques années, une de mes connaissances a décidé de faire un tour du Québec. Il ne connaissait pas le français, mais il était rempli de confiance et d’enthousiasme parce qu’il avait acheté un merveilleux traducteur de phrases. Tout ce qu’il aurait à faire était de trouver la phrase ou la question qu’il voulait dire, appuyer sur un bouton et la petite merveille électronique le parlerait en français. Puis il était censé remettre l’appareil à la personne francophone pour qu’il trouverait la bonne phrase en français, puis appuyer sur le bouton et il serait parlé à haute voix en anglais.

Ce n’est probablement pas nécessaire à vous dire que l’enthousiasme de mon ami a pris un coup sévère quand il a essayé d’utiliser le merveilleux petit truc. Je crois que c’est resté au fond de sa valise après le premier jour.

J’ai utilisé des logiciels de traduction de temps ou autre. Je pense que les premiers étaient précis à environ 40 %. Google Translate a doublé ce chiffre. Il crée du texte qu’on peut comprendre, mais manque parfois de transmettre le sens voulu. Les mots ont une gamme de nuances et ce n’est pas réaliste d’attendre qu’un logiciel peut choisir un mot dans une autre langue avec exactement la même nuance de sens. Parfois, un tel mot n’existe pas dans l’autre langue. Les gens ne pensent pas de la même manière dans une langue comme dans une autre. Vous n’êtes pas complètement bilingue avant que vous compreniez la façon de penser et de s’exprimer dan les deux langues.

Certaines personnes pensent que le christianisme est une question d’apprendre à se conformer à un modèle de comportement. Le modèle peut aller d’un conservatisme austère de vie et dattitude jusqu’à l’enthousiasme joyeux perpétuel. Aucune de ces clés n’ouvrira pas la porte du ciel, à moins qu’elles ne soient accompagnées d’une véritable connaissance personnelle de Jésus-Christ.

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Peut-on être bon sans Dieu?

« Je le sais, Ô Éternel! La voie de l’homme n’est pas en son pouvoir : ce n’est pas à l’homme, quand il marche, à diriger ses pas » (Jérémie 10.23).

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Joseph Staline fut dictateur de l’Union soviétique de 1924 à 1953. Un jour, alors qu’il s’adressait à un groupe de dirigeants communistes, il demanda qu’on lui apporte une poule vivant. Pendant que les dirigeants regardaient il tenait la poule avec une main et cueillait systématiquement les plumes de la poule avec l’autre, jusqu’à ce qu’elle soit complètement nue. Il l’a mise sur le sol, lui a jeté des miettes de pain et elle est venue à lui. Il prit une poignée des graines de blé et les laissa couler tout en marchant dans la pièce et la poule le suivit. Puis il se tourna vers les dirigeants communistes et dit : « Les gens sont comme cette poule. Si vous leur infligez une douleur intense ils vous suivront pour la nourriture pour le restant de leur vie. » On estime que Staline a causé la mort d’au moins 15 millions de personnes par des purges, par des famines planifiées et dans les goulags.

Si nous ne croyons pas en Dieu, et ne croyons pas que nous sommes créés à son image, comment pouvons-nous trouver raison pour dire que la cruauté de Staline (envers la poule et envers son peuple) était mauvaise?

L’apôtre Paul a écrit : « Comme ils ne sont pas souciés de connaître Dieu, Dieu les a livrés à leur sens réprouvé, pour commettre les choses indignes » (Romains 1.28).

C’est l’état de beaucoup de gens dans le monde d’aujourd’hui. Ayant rejeté Dieu et choisi de croire que l’humanité est apparue par une série aléatoire de coïncidences, ils n’ont aucune raison de croire que le bien et le mal ont un sens. Il n’y a même aucune raison de croire que la vie a un sens. Ainsi, tout est permis et tout ce qu’on décide à faire est juste, même si cela cause de la souffrance aux autres.

De nombreuses tentatives ont été faites pour établir un ensemble de principes moraux basés uniquement sur le raisonnement. Cependant, il ne peut y avoir aucun accord sur ce que devraient être ces principes s’il n’y a pas d’accord sur leur fondement.

N’oublions pas qui est derrière la pensée qui prévaut de nos jours. Notre véritable ennemi n’est pas les gens autour de nous. Ce ne sont pas nos gouvernements, ni les enseignants de fausses doctrines. Ceux-là sont tous victimes du véritable ennemi, qui est Satan et ses messagers : « Car nous n’avons pas à lutter contre la chair et le sang, mais contre les dominations, contre les autorités, contre les princes de ce monde de ténèbres, contre les esprits méchants dans les lieux célestes » (Éphésiens 6.12).

« Voici ce que je dis et ce que je déclare dans le Seigneur, c’est que vous ne devez plus marcher comme les païens, qui marchent selon la vanité de leurs pensées. Ils ont l’intelligence obscurcie, ils sont étrangers à la vie de Dieu, à cause de l’ignorance qui est en eux, à cause de l’endurcissement de leur cœur » (Éphésiens 4.17-18).

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Une histoire perdue, oubliée et refoulée – Les origines huguenotes du Québec

Les premiers explorateurs et colons de la Nouvelle-France étaient des protestants. Ce n’est pas quelque chose que j’ai appris à l’école. Je ne crois pas que ce soit enseigné même aujourd’hui, l’Église catholique romaine ayant presque réussi à supprimer toute mention des protestants de la mémoire collective du peuple québécois.

L’Église réformée en France semble avoir commencé quand quelques restes des Vaudois et des Albigeois se sont convertis au calvinisme. Jean Calvin était lui-même un Français qui devint le leader de la Réforme à Genève. Les adeptes de cette foi étaient connus sous le nom de Huguenots, nom dont l’origine est encore incertaine. À un moment donné, les huguenots représentaient 15 à 20 % de la population de la France. Il s’ensuivit près de deux siècles de conflits, de massacres et de guerres, alors que l’Église catholique romaine tentait d’éliminer le protestantisme en France et que les huguenots ripostaient.

Les huguenots français fuyant la persécution se sont dispersés dans le monde entier. Les pêcheurs bretons pêchaient sur les Grands Bancs de Terre-Neuve depuis des générations et certains huguenots ont commencé à rêver d’une nouvelle patrie à l’autre côté de l’océan.

En 1534, Jacques Cartier de Saint-Malo entreprend l’exploration de la Nouvelle-France. On prétend que Cartier était catholique, bien qu’il soit issu d’une famille huguenote et que son expédition ait été financée par Philippe de Chabot, un huguenot. La première colonie huguenote fut établie en 1540 à Cap-Rouge, près de la ville actuelle de Québec, par Jean-François de la Roque, sieur de Roberval, un huguenot. Ce lieu a été abandonné en 1543.

Une autre colonie de courte durée a été commencée sur l’île aux Sables en 1598 et une autre à Tadoussac en 1600. La première colonie permanente était à Port Royal, en Nouvelle-Écosse, en 1604, dirigée par Samuel de Champlain. Son appartenance religieuse est incertaine, mais il s’est marié plus tard avec Hélène Boulé, une huguenote, son expédition a été financée par Pierre de Gua, Sieur des Monts, un huguenot, et le seul clergé de cette expédition étaient des huguenots.

En 1610, Champlain établit une deuxième colonie à Québec, toujours financée par le Sieur des Monts. L’un des colons, Marc Lescarbot, un huguenot, est appelé le premier agriculteur au Canada. Les frères Guillaume et Émery de Caën, huguenots en France, détenaient le monopole de la traite des fourrures en Nouvelle-France jusqu’en 1627.

Les forces catholiques de répression en France ont finalement eu leur effet en Nouvelle-France. Le monopole du commerce des fourrures fut transféré à la Compagnie des Cent Associés, tous catholiques. L’émigration huguenote de France était interdite, les jésuites étaient envoyés en Nouvelle-France et la vie devenait de plus en plus difficile pour les huguenots de la Nouvelle-France.

Certains hommes ont commencé à rechercher la liberté des bois et des rivières, poussant l’exploration et le commerce de la fourrure vers de nouvelles frontières. Ils s’appelaient coureurs-du-bois et voyageurs. Beaucoup de leurs noms nous sont inconnus, mais deux sont nommés dans chaque livre d’histoire canadien : Pierre Esprit Radisson et Médard Chouart de Groseillières. Leurs voyages les ont amenés dans ce qui est maintenant l’ouest du Canada et ils ont découvert que les rivières d’une grande partie de ce qui est maintenant le Canada se déversaient dans la baie d’Hudson.

Ils sont retournés en France pour essayer de revendiquer cette zone pour la France et établir un monopole du commerce des fourrures sur toute la zone. Ils se sont heurtés à un refus en France, très probablement parce qu’ils étaient huguenots. Ils se sont tournés ensuite vers l’Angleterre. En 1670, la Compagnie de la Baie d’Hudson est formée et se voit confier la propriété de toutes les terres qui se déversent dans la baie d’Hudson.

Il semble que certains vestiges du protestantisme aient subsisté jusqu’à la conquête anglaise en 1759. En 1741, le clergé catholique s’est plaint à trois reprises que les autorités locales autorisaient encore les réfugiés huguenots à entrer dans la colonie.

Après la conquête, l’Église catholique romaine a continué à renforcer son contrôle sur la population francophone. L’église dirigeait toutes les écoles ; alors, lorsqu’une famille se convertissait au protestantisme, leurs enfants ne pouvaient plus aller à l’école. Si le père était ouvrier, il perdrait probablement son emploi. S’il était un homme d’affaires, il perdrait sa clientèle. Ainsi, la plupart des convertis au protestantisme ont été contraints de quitter la province ou de s’assimiler à une communauté anglophone de la province. Cela a permis à l’Église catholique romaine de prétendre qu’elle était le seul défenseur de la langue et de la culture françaises.

Des missionnaires protestants de la France et de la Suisse ont commencé à œuvrer au Québec dans les années 1830. Ce fut un travail lent et difficile, mais ils ont établi un certain nombre de nouvelles assemblées francophones. La Révolution tranquille de 1960 a ouvert la porte à une croissance rapide des églises francophones.

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Le Logos

Les philosophes grecs ont cru que le monde avait toujours existé et se sont rendu compte qu’il devait y avoir un principe actif qui faisait fonctionner le monde de manière ordonnée. Héraclite, Zénon et Platon ont décrit ce principe qui a ordonné et maintenu l’univers et imprégné toute la réalité comme Logos. Logos signifie mot, raison, plan et tout ce qui pourrait être inclus dans mots.

Alors Jésus est né et a marché sur cette terre avec quelques disciples. Un de ceux qui marchaient avec Jésus, le décrivait ainsi:

Au commencement était la Parole (Logos), et la Parole (Logos) était avec Dieu, et la Parole (Logos) était Dieu. Elle était au commencement avec Dieu. Toutes choses ont été faites par elle, et rien de ce qui a été fait n’a été fait sans elle. En elle était la vie, et la vie était la lumière des hommes. La lumière luit dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont point reçue. Et la parole (Logos) a été faite chair, et elle a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité ; et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme la gloire du Fils unique venu du Père. (L’évangile selon Jean chapitre 1, versets 1 à 5 et verset 14).

Voyez-vous ce que Jean est en train de faire? Il nous dit que le Logos est bien plus que ce que les philosophes ont pu saisir par leur raisonnement. Il est une personne, Il est Dieu, mais en quelque sorte différent de Dieu le Père. Il a créé toutes choses, Il est la source de la vie et de la lumière. Jean dit en effet « j’ai rencontré le Logos et je voudrais l’introduire à vous afin que vous le connaissiez aussi et que vous marchiez avec Lui. »

Réjouissons-nous que le Logos, la lumière, soit venu dans le monde. Puissions-nous vraiment le connaître et marcher avec lui. « Jésus lui dit : Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi » (Jean 14.6).

Joyeux Noël!

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Cynisme ou réalité?

Le but de la politique pratique est de garder la population en état d’alarme (et donc criant bruyamment à être mené à la sécurité) en la menaçant avec un série sans fin de monstres, tous imaginaires.
– H. L. Mencken.
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La banalité du mal

La triste vérité est que la plupart du mal est fait par des gens qui ne se décident jamais à être bons ou mauvais.

-Hannah Arendt

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Les mennonites ne sont pas des protestants

J’applaudis la sincérité et le courage de Martin Luther lorsqu’il a cloué ses 95 thèses à la porte de l’église de Wittenberg il y a 500 ans. Je suis consterné par la sauvagerie de son discours aux armées qui luttaient contre la révolte des paysans, quand il les a appelés à « sabrer, poignarder, tuer autant que vous le pouvez », et leur a promis une entrée sûre au ciel s’ils mouraient à la bataille. Il a trouvé un moyen d’utiliser l’Écriture pour démontrer que ce meurtre ne serait qu’un acte de miséricorde, comme il l’a fait plus tard lorsqu’il a appelé à l’extermination des anabaptistes et des juifs.

J’ai peur que Martin Luther ait pris un mauvais tournant lorsqu’il a décidé de s’appuyer sur le pouvoir séculier pour établir sa réforme de l’église. Il a réussi d’effectuer une réforme de certaines des pratiques les plus flagrantes qui étaient caractéristiques de l’Église catholique romaine de son époque, mais même Luther ne croyait pas que sa réforme avait produit des gens qui étaient des meilleurs chrétiens.

Les anabaptistes et les mennonites ont toujours soutenu que seuls les chrétiens devraient être membres de l’église chrétienne. C’est-à-dire des personnes qui sont nées de nouveau et dont la vie porte la preuve d’une transformation intérieure. Nous n’avons jamais enseigné que le salut peut être gagné par les œuvres, comme l’ont fait les catholiques romains à l’époque de Luther. Mais nous ne croyons pas non plus qu’une personne dont la vie est dépourvue de tout signe de régénération puisse être chrétienne, comme Luther semblait le dire en mettant l’accent sur Sola Fides.

Quand une personne est née de nouveau, une nouvelle vie commence. Les œuvres sont les signes de vie. S’il n’y a pas d’œuvres, la foi est morte ou inexistante. Un chrétien né de nouveau n’est jamais pleinement conscient de combien sa vie a changé. Il est simplement reconnaissant pour la paix que Dieu lui a donnée et il essaie de maintenir sa connexion avec Dieu. Ses œuvres ne sont pas faites pour obtenir l’approbation des autres, et son assurance ne dépend pas de ce que pensent les autres. Ils sont simplement les effets d’une transformation intérieure.

Les réformateurs protestants croyaient que la survie de leurs églises réformées méritait de tuer ceux qui n’étaient pleinement d’accord avec eux ; les anabaptistes croyaient que la survie de leur paix avec Dieu valait la peine d’être tués.

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À la recherche de vrais mennonites

Tout ce que j’ai appris au sujet des mennonites pendant que je grandissais, c’est que maman avait été membre d’une église mennonite et qu’elle l’avait abandonné parce que la langue allemande était plus importante que la foi; aussi que ma grand-mère voudrait que j’apprenne l’allemand pour être capable de devenir chrétien.

Peut-être qu’il y avait une autre chose. Maman, bien qu’elle n’était plus membre d’une église mennonite, semblait avoir porté quelque chose de la foi dans ses bagages lorsqu’elle est partie. Il y avait quelque chose en elle qui était plus paisible et attrayant que la foi combative de mon père.

Pendant que j’étais dans la vingtaine, j’ai voulu en savoir plus sur les mennonites. C’était il y a un demi-siècle, bien avant qu’on puisse aller à son ordinateur et demander à Google de trouver l’information qu’on voulait. Les encyclopédies offraient un peu d’information, mais je n’étais pas sûr qu’elles avaient bien saisi le sujet. J’ai donc acheté un livre, probablement plus d’un, j’oublie.

En lisant l’histoire des mennonites, j’ai découvert un groupe de gens qui croyaient vraiment en Dieu, qui aimaient Dieu, savaient qu’elles étaient aimées de Dieu et croyaient que Dieu voulait qu’elles aiment tout le monde. Les églises établissent croyaient qu’une telle foi était subversive et persécutait les mennonites. La foi de ces mennonites leur était plus précieuse que leurs maisons, leurs possessions, même leurs vies. Ils étaient brûlés sur le bûcher et continuaient à raconter aux passants l’amour de Dieu tant qu’ils avaient le souffle.

J’ai lu d’une incidente où les soldats ont saisi un stock de livres écrits par Menno Simons et étaient sur le point de les brûler sur la place de la ville. Quelques hommes audacieux ont commencé à saisir des livres de l’amas et les passer aux spectateurs, qui ont immédiatement fui. Tout se passa si vite que les quelques soldats présents furent incapables de l’empêcher et presque rien restait à brûler.

Il y avait eu un pouvoir dans cette foi que je désirais. Je savais qu’il y avait plusieurs sortes de mennonites dans notre province et j’espérais que quelque part je pourrais trouver cette vieille vie de foi.

Je me suis levé tôt un dimanche matin pour m’habiller dans mes plus beaux vêtements et je me suis rendu dans une ville voisine pour assister à un service mennonite. J’ai été impressionné par la simplicité du service non liturgique, je ne me souviens de rien au sujet du sermon, mais j’espérais en apprendre davantage sur cette église. Cependant, il est apparu que j’étais une personne invisible. Une ou deux personnes me firent signe de la tête alors que nous quittions ce service, mais aucun d’entre eux ne semblait intéressé par l’étranger au milieu d’eux. J’y suis allé une autre fois quelques semaines plus tard, avec le même résultat.

Je pensais toujours que la foi dont j’avais lue devait sûrement exister quelque part, mais j’ai renoncé à chercher plus jusqu’à ce que je sois mariée. Ma femme et moi avons connu encore de déceptions et nous nous sommes rendu compte que la plupart des églises qui s’appelaient mennonites n’avaient pas la moindre idée de ce que le nom signifiait. Mais nous avons continué à chercher.

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Classes de catéchisme

Presque la seule chose que mes parents avaient en commun était un sentiment que l’église dans laquelle ils ont été élevés les avait laissés tomber.

Mon père est descendu des puritains de la Nouvelle Angleterre, avec un ajout du sang français. Il est né à Iowa, a grandi au Minnesota et est arrivé en Saskatchewan en 1908 à l’âge de 17 ans. La famille était Méthodiste Wesleyan, mais il y a cent ans la plupart des méthodistes sont fusionnées en un, puis, dans les années 1920, ils sont devenus partie de la nouvelle Église Unie du Canada. Mon père m’a raconté un service qu’il avait fréquenté à Edmonton dans les premières années de l’Église Unie. Comme le prédicateur parlait, il est devenu évident qu’il ne croyait pas au compte de la création, à la naissance vierge de Jésus ou à presque aucune autre chose dans la Bible. Papa sortit dans la rue et pleura. Après cela, il a toujours essayé d’éviter de remettre les pieds dans une Église Unie.

Ma mère était de descendance néerlandaise et allemande. Ses grands-parents sont venus au Canada dans la grande migration des Mennonites de la Russie dans les années 1870. Il y a une histoire dans notre famille que son grand-père a appris à lire et écrire l’anglais et a découvert que l’évêque des Mennonites Old Colony utilisait l’argent qui appartenait a l’église pour son propre bénéfice. Mon arrière-grand-père fut excommunié et se joignit à l’église Sommerfelder Mennonite. Je suis sûr qu’il y aurait une autre version de cette histoire de l’autre côté, mais cela est l’histoire qu’on m’a racontée.

Maman est née au Manitoba et a grandi en Saskatchewan, la sixième dans une famille de 14 enfants. Elle était la dernière de la famille à apprendre l’allemand, la langue utilisée dans les cultes de l’Église Sommerfelder. Maman a souvent parlé de la façon dont elle sentait que l’église avait abandonné ses frères et sœurs plus jeunes.

Dans son adolescence, elle a rejoint un groupe de jeunes dans une classe de catéchisme. Ils étaient censés apprendre le catéchisme par cœur. Une fois les cours de catéchisme terminés, ils devaient répondre aux questions du catéchisme devant la congrégation. Je crois que cela a eu lieu pendant plusieurs dimanches. Maman était la seule du groupe à mémoriser toute lau catéchisme. Comme ils étaient toujours assis dans le même ordre, les autres ont calculé quelles questions leur demanderaient l’évêque et ne mémoriseraient que ces réponses. Une des cousines de maman était assis à côté d’elle. Le matin ils devaient commencer à répondre aux questions devant l’assemblée, cette cousine a dit à maman : « Je n’ai pas ma réponse mémorisée, alors quand l’évêque pose ma question, il suffit de répondre pour moi et personne ne saura la différence. » Maman a accepté ce subterfuge. Tout s’est bien passé jusqu’à ce que l’évêque vienne à la personne après maman. La séquence anticipée était maintenant interrompue et il n’avait pas mémorisé la réponse à la question qui lui était posée. Néanmoins, tout s’est bien passé et ils ont tous été baptisés.

Mes parents étaient mariés dans l’église Alliance à Moose Jaw, mais ils n’étaient pas affiliés à aucune dénomination. Je me souviens qu’une fois nous avons assisté à un service dans une école rurale. Je soupçonne que mon père n’était pas content, car nous ne sommes jamais retournés. Une fois, nous avons assisté à une croisade d’Ernest Manning à Regina. Quand j’avais neuf ans, mon père a arrangé pour m’avoir baptisé dans une cérémonie privée dans une église luthérienne.

La même année, nous nous sommes installés dans une ferme située à la périphérie du village de Craik. Il y avait trois églises dans ce village, l’unie, la catholique romaine et l’anglicane. Mon père a décidé que nous devions commencer à fréquenter une église et que l’Église anglicane était le seul bon choix offerte ici.

Une classe de catéchisme était prévue pour l’hiver suivant et mon père a décidé que je devrais y assister. Il y avait quatre autres garçons de mon âge dans la classe et nous avons passé quelques mois à étudier, non pas à mémoriser, le catéchisme anglican. Je me souviens encore de la définition d’un sacrement : « Une forme extérieure et visible d’une grâce intérieure et spirituelle », et je crois toulours que c’est correct. Le service de confirmation, où l’évêque serait présent pour mettre les mains sur nos têtes et prier pour nous, nous faisant membres à part entière de l’église, est venu au printemps de 1953.

Nous étions cinq garçons qui ont rencontré l’évêque avant le début du service. Michael Coleman, évêque de Qu’appelle, était un homme gentil aux cheveux blancs. Il nous a parlé de la façon dont le service roulerait. Puis il nous a dit : « Lorsque j’avais votre âge, j’ai eu l’idée qu’après que l’évêque avait posé les mains et prié pour moi, je ne serai plus capable de pécher. Quand nous sommes rentrés chez nous, je suis sorti au derrière de la grange pour voir si je pouvais encore dire les mots que j’avais utilisés auparavant. Ils sont venus aussi facilement que jamais ! Quand je pose mes mains sur votre tête aujourd’hui et prie pour vous, cela ne changera rien à l’intérieur de vous. Pour vaincre le péché, vous aurez besoin de quelque chose que je ne peux pas faire pour vous. Vous aurez besoin d’un changement de cœur. »

Cela s’est produit il y a 57 ans et je n’ai peut-être pas les mots exactement comme il les a dits, mais c’était l’essentiel de son message pour nous. Le fait que je me souviens clairement de ses paroles doit indiquer l’impact de ces mots sur moi, même si le fruit n’a pas fait appel jusqu’à plus tard.

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Y a-t-il un espoir?

Tant de personnes veulent sauver l’humanité. De quoi avons-nous besoin d’être sauvés ? Qui le sait vraiment ? Est-ce celui qui parle le plus fort ? Pourquoi cette personne nous dit-elle que c’est criminel de permettre à ceux qui ne sont pas d’accord avec lui de parler de leurs idées ? Y a-t-il un espoir ?

La Bible nous dit que si nous nous mordons et nous nous dévorons, nous serons tous dévorés. Nous ne pouvons pas sauver l’humanité en nous luttant les uns avec les autres. C’est le jeu du diable.

C’est le diable qui est derrière chaque tentative de nous faire méfier aux autres. Si nous voulons faire un monde meilleur, il faut commencer en refusant d’écouter le diable.

Jésus offre une meilleure façon de vivre. Il est venu aider ceux qui sont malades, ceux qui souffrent, ceux qui ont les chagrins et le cœur brisé et d’offrir de l’espoir à tous. Il dit que nous devrions aimer tout le monde et ne compter personne comme ennemi. Nos vrais ennemis sont le diable et ses anges ténébreuses.

Étudiez les enseignements de Jésus dans la Bible. Il veut que nous abandonnions la haine et de faire des choses qui blessent les autres. Si nous le demandons, il nous donnera un cœur transformé et une nouvelle façon de regarder la vie et les personnes qui nous entourent.

Nous ne pouvons pas changer le monde entier, même les gouvernements ont beaucoup moins de pouvoir pour le faire que nous le pensons. Mais nous pouvons faire de petites choses pour aider et encourager les autres. Nous pouvons prier Dieu et lui demander d’aider ceux qui sont dans le besoin et d’aider nos gouvernements à faire de ce qui est le mieux pour l’humanité. Ces choses feront mieux que d’essayer de faire remplacer un gouvernement qui ne fait pas ce que nous pensons qu’il devrait faire.

Nous sommes en mesure de faire beaucoup plus que ce que nous pensons. Au lieu de dire « quelqu’un devrait vraiment faire quelque chose », pourquoi ne pas être ce quelqu’un quand on aura l’occasion ? Si Jésus dirige nos vies, il nous montrera de petites choses à faire qui feront une différence pour quelqu’un. Nous ne devrions pas tenir compte des bonnes choses que nous avons faites ou les vanter aux autres. Ce n’est pas pour une récompense terrestre que nous travaillons, mais pour une récompense céleste.

Il n’est pas difficile de voir que le monde serait un meilleur lieu si tous vivaient comme Jésus enseignait. La plupart des gens ne le font pas. La seule façon de changer cela c’est de commencer avec vous et moi. C’est le seul et le meilleur espoir pour le monde.

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