Méditations à l’occasion de ma soixante-quinzième anniversaire

Je me souviens du moment où je me suis rendu compte que j’ai affranchi le seuil de l’aînesse. C’était l’an 1992 et j’étais en train d’expliquer à un jeune ami comment étaient les choses lorsque j’étais garçon. Tout à coup, il y avait une petite voix dans ma tête disant : « Attendez une minute ! Que se passe-t-il ici ? Je pensais que ce n’était que des personnes âgées qui parlaient comme ça. »

Vingt-cinq ans se sont écoulés depuis lors ; Il est inutile d’essayer de le nier plus longtemps – je suis officiellement un vieillard. Aujourd’hui, j’ai soixante-quinze ans. Selon Moïse, « Les jours de nos années s’élèvent à soixante-dix ans. » Selon cette mesure j’ai dépassé ma date limite il y a cinq ans.

J’ai accumulé une tonne d’histoires et d’anecdotes et certaines d’entre elles sont même intéressantes pour mes petits-enfants. Mon espoir est qu’ils se souviennent de certaines de ces histoires et se rendent compte qu’il y a des leçons de vie à apprendre des expériences racontées par les personnes âgées. Des leçons comme celles-ci :

Les bons vieux jours n’étaient pas toujours si bons.
• Est-ce que quelqu’un se souvient aujourd’hui de la tuberculose et de la poliomyélite ? Il y avait des épidémies de ces maladies, et beaucoup d’autres, quand j’étais jeune.
• Est-ce que quelqu’un se rappelle des tempêtes de poussière qui réduisent la visibilité à zéro et s’infiltrent dans les maisons les plus étanches ? Quand j’étais garçon, la plupart des agriculteurs n’avaient qu’un outil pour labourer le sol, un pulvériseur. Ils se sont servi de lui pour l’ensemencement et pour cultiver le sol. Le sol séchait pour devenir une poudre fine que la plus petite brise peut emporter. L’outillage agricole d’aujourd’hui sert à conserver l’humidité et les nutriments du sol, rendant possible des rendements impensables dans le passé.
• Les pompiers bénévoles de petites villes ont fait de leur mieux, mais ils n’étaient pas formés et étaient mal équipés. Une épicerie dans notre ville a pris feu, quelqu’un a sonné la cloche sur l’hôtel de ville et bientôt les pompiers arrivaient sur la scène avec l’équipement de la ville. Dans leur précipitation pour combattre les flammes, les tuyaux d’incendie sont devenus emmêlés. Par le temps où ils les ont démêlés, il était trop tard.

Nouveau ne veut dire pas mieux
• Les enseignants sont mieux formés, les écoles sont plus grandes et mieux équipées, le curriculum est constamment amélioré. Les taux d’analphabétisme a explosé, les commis de magasin n’ont pas la moindre idée de combien de monnaie à donner si la caisse informatisée tombe en panne, et les gens ne savent pas dans quel pays Ottawa se trouve.
• La thalidomide a été utilisée pour traiter les nausées matinales chez les femmes enceintes. Des milliers de bébés sont nés avec des bras et des jambes manquants ou mal formés. Des milliers d’autres n’ont pas survécu. Seldane était un merveilleux nouvel antihistaminique non-somnolent. Il m’a produit des palpitations cardiaques, quelques personnes sont mortes – il n’est plus vendu. Ma femme a pris la Vioxx pour son arthrite. Cette drogue a produit des palpitations cardiaques chez elle ; cette drogue aussi n’est plus vendue.
• Dans le passé la plupart des gens assistaient à l’église chaque dimanche. La Parole de Dieu a été lue, les principes moraux et le respect d’autrui ont été enseignés. Bien sûr, il y avait beaucoup de demi-chrétiens et d’hypocrites dans les églises. Mais l’abandon des églises comment a-t-il rendu meilleur notre monde ?

Le climat se change tous le temps
• Il n’y a pas de temps normal, du moins pas ici où je vis. Quand j’avais cinq ans, il y a eu une tempête de neige qui a fermé les routes pendant des jours et presque enterré un train de voyageurs ; les gens de la ville ont transporté de la nourriture au train jusqu’à ce qu’on puisse sortir le train de la neige. Au début des années cinquante, les températures estivales dans le sud de la Saskatchewan ont atteint jusqu’à 105 ° F et des températures hivernales sont tombés jusqu’à -50 ° F. Je ne crois pas que nous ayons jamais connu ces extrêmes dans les années suivantes.
• La Saskatchewan est plus familière avec la sécheresse, mais au cours des cinq ou six dernières années, nous avons connu une série d’étés avec des précipitations beaucoup plus élevées que la moyenne.
• Il y a quarante ans, on soupçonnait les Soviétiques d’utiliser des essais nucléaires pour manipuler notre météo et causer de tempêtes inhabituelles. Les scientifiques ont écrit des explications sérieuses de comment cela pourrait être fait. Des années de ma vie m’ont convaincu que chaque année apporte quelque chose que nous n’avons pas vu auparavant et pourtant tout fait partie du cycle normal de temps. Il n’est pas nécessaire de chercher une cause humaine.

Lorsque j’étais au lycée à la fin des années cinquante il y avait de fréquents essais de bombes nucléaires. Les médias nous ont informés quand le nuage de poussière radioactive passerait au-dessus de notre région. Un matin lorsque Jack Dosko est arrivé à l’école il a rapporté : « Les retombées nucléaires ont passé juste au-dessus de nous dans la nuit et ce matin sur la camionnette de Charles Kennedy le pare-brise est criblé de petits trous. Je me demande ce que peut nous arriver de plus. » Soixante ans se sont écoulés et je vois encore des pare-brise comme ça. Je pense que cela a quelque chose à voir avec le gravier qu’on répand sur nos routes de campagne.

Ne nous inquiétons pas trop lorsque nous entendons des rumeurs effrayantes. Ces choses s’effaceront avec le temps.

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L’église primitive et les Celtes

Selon les évidences archéologiques, les peuples celtiques sont apparus premièrement autour du Danube et se sont dispersés à l’est, au sud et à l’ouest. Aujourd’hui, les seules populations celtes identifiables se trouvent en France (Bretagne) et dans les îles britanniques (Irlande, Écosse et Pays de Galles). Il y a deux mille ans, ils étaient partout dans le sud de l’Europe.

Ils vivaient le long du fleuve Po, dans le nord de l’Italie, en Suisse, en Belgique, en France, en Espagne, dans les îles britanniques, en Bosnie et en Asie Mineure. La forme grecque de Celtes est Galatai. En France, on les appelait Gaulois, en Asie Mineure, ils étaient Galates.

L’apôtre Paul apporta l’évangile aux Galates. Les croyants de là l’ont introduite aux Gaulois dans le sud de la France et de là il s’est répandu dans les îles britanniques. C’étaient peut-être des missionnaires celtes d’Écosse qui ont porté l’évangile vers le nord de l’Italie, la Bohême et la Suisse. Avec le temps, l’évangile s’est répandu des Celtes vers les gens autour d’eux.

Les Celtes n’étaient jamais organisés en états-nations, ils étaient plutôt une association de clans. Aussi longtemps qu’ils pouvaient maintenir leur existence indépendante, l’évangile qui s’est enraciné entre eux était d’une forme plus pure que l’évangile syncrétiste imposé dans l’Empire romain après Constantin.

Lorsque les peuples germaniques ont envahi les territoires occupés par les Celtes et que l’Empire romain étendit sa portée, les peuples celtes furent absorbés par la culture majoritaire. Néanmoins, il restait encore un évangile plus pur parmi les groupes religieux connus sous le nom de Vaudois dans les Alpes, d’Albigeois dans le sud de la France et de Bogomiles en Bosnie. Il existe des preuves historiques des liens entre ces groupes, les prédicateurs de Bosnie apparaissant dans le sud de la France, en Italie, en Bohême et dans d’autres lieux.

Ces vieilles églises évangéliques croyaient que les chrétiens étaient des citoyens du royaume de Dieu et ne devaient pas prendre part au gouvernement des royaumes terrestres. L’Église catholique les a accusés d’être des dualistes, de croire que le Dieu de l’Ancien Testament n’était pas le même que le Dieu révélé dans le Nouveau Testament. Il y a des preuves historiques de cette croyance dans plusieurs des mêmes régions, mais les groupes de foi nommés ci-dessus ne détenaient pas une telle croyance. Ce n’était qu’une accusation commode pour justifier l’utilisation du pouvoir civile pour persécuter des rivaux à l’Église catholique romaine et d’entacher toute évidence de la pureté de leur foi.

Finalement, ces églises semblaient avoir été persécutées dans l’oubli. Pourtant, la foi s’est avérée plus résiliente que les persécuteurs. De nouvelles églises surgirent en Suisse, dans le sud de l’Allemagne et dans les Pays-Bas, professant la même vieille foi. Ils étaient dotés du nom de mennonites. Il y a un intrigant dernier aperçu des vieilles églises en Europe orientale. Au XVIe siècle, trois hommes de la région de Thessalonique se sont rendus en Allemagne parce qu’ils avaient entendu dire qu’il y avait là des croyants de la même foi. Ils ont rencontré une assemblée mennonite, et par moyen d’un interprète ils ont trouvé qu’ils étaient unis dans tous les points de leur foi et ont célébré ensemble la Sainte Cène.

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La succession apostolique

La succession ecclésiastique peut être considérée de deux façons : premièrement, en ce qui concerne la succession des personnes ; deuxièmement, en ce qui concerne la succession de la doctrine.

Celle-ci est un signe et une preuve du premier, de sorte que le premier ne peut subsister sans ce dernier. Là où ce dernier est, on n’a pas besoin de chercher le premier avec tant d’attention. Mais là où les deux sont trouvés en vérité, il ne faut pas douter qu’il y ait aussi la véritable église de Dieu, dans laquelle Dieu habite et marche ; qui a la promesse d’une vie éternelle et heureuse ; et dont les saintes Écritures enseignent et se glorifient.

Ici les paroles de Tertullien sont applicables. Il dit : « L’église chrétienne est appelée apostolique non seulement à cause de la succession des personnes, mais à cause de la parenté de la doctrine, puisqu’elle détient la doctrine des apôtres ».

Cette doctrine, quiconque se vante de la véritable succession doit prouver à partir des écrits apostoliques, les moyens par lesquels l’Église a été initialement instituée, établie et maintenue par la suite. Par conséquent, cette doctrine doit nécessairement, aussi dans ces derniers temps, être la marque de la véritable succession.

La question sera maintenant, dans quelle église la vraie doctrine apostolique a été tenue depuis le début, et est toujours tenue ; qui est un privilège vanté par beaucoup. Nous les laissons à eux et nous contentons du témoignage de notre conscience, par rapport au saint Évangile du Christ et à la foi de la sainte Église, dont il est fait mention dans les anciennes histoires ecclésiastiques.

Thielem J van Braght, introduction à la Martyrs Mirror (Miroir des martyrs), 1659

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Fusillade à Québec et ensuite

Lundi soir, un homme avec un fusil est entré dans une mosquée de la ville de Québec et a commencé à tirer sur ceux qui étaient là pour prier. Une heure plus tard, deux étudiants universitaires étaient en garde à vue, Alexandre Bissonnette et Mohammed Belkhadir. Peu de temps après, la police a annoncé que seul M. Bissonnette était un suspect, M. Belkhadir était un témoin ; il a été libéré après plusieurs heures. M. Bissonnette est accusé de six chefs d’accusation de meurtre. Deux autres victimes restent dans un état critique à l’hôpital. Tous ont été touchés dans le dos.

M. Bissonnette n’appartenait pas à un groupe extrémiste. Il avait exprimé quelques pensées critiques envers les musulmans et d’autres, mais rien qui aurait sonné des alarmes sur ses intentions de procéder à des actions aussi drastiques. Il n’est pas un symptôme de quelque chose de terrible dans la société québécoise ou dans la société canadienne. Je ne sais pas ce qui peut être fait pour nous protéger d’un illuminé qui pense  qu’il peut faire du monde un meilleur place en tuant quelques personnes.

M. Belkhadir a parlé aux médias après sa libération et a expliqué pourquoi il avait été arrêté. Il avait quitté la mosquée quand il a entendu des coups de feu et est rentré à l’intérieur. Il était en train de prodiguer des secours à l’un des blessés quand il a vu une arme qui le pointait. Pensant qu’il s’agissait du tireur, il a essayé de s’enfuir et a été rapidement appréhendé par la police. Il a dit qu’il comprenait parfaitement que la fuite l’avait fait paraître suspect, mais que la police l’avait bien traité et qu’il n’avait aucune rancune envers eux.

L’arme qui le pointait était dans la main d’un officier de police, et non du tireur. Je suis reconnaissant de vivre dans un pays où les policiers ne sont pas prêts à tirer au moindre alarme. L’arme n’a pas été tiré, M. Belkhadir est sorti vivant et indemne.

Les dirigeants gouvernementaux et les politiciens à travers le pays ont dit toutes les bonnes choses au sujet de leur tristesse qu’une telle chose pourrait se produire et leur compassion pour les victimes et tous ceux touchés par la fusillade.

Peut-être Philippe Couillard, premier ministre du Québec, l’a dit le meilleur : « Les paroles parlées sont importantes. Les paroles écrites sont importantes. » Il ne préconisait pas la censure, mais il nous exhortait à se renseigner avant de parler et à utiliser les paroles de bonté envers les autres. Il a terminé en disant : « Nous sommes tous québécois. Une fois que nous disons cela, alors nous parlons les uns aux autres. La prochaine fois que vous passerez devant quelqu’un de la communauté musulmane, pourquoi ne pas vous arrêter et dire bonjour ? »

Nous avons été testés par la haine montrée par un jeune homme. La réaction de tout le pays m’a donné l’assurance que la grande majorité des Canadiens sont des gens de compassion et non de haine.

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Priscillien

Priscillien était un Espagnol riche et éloquent du quatrième siècle. Il se convertit à Christ, fut baptisé et commença une vie nouvelle de consécration à Dieu et de séparation du monde. Il devint un étudiant enthousiaste et un ami des Écritures., vécut en ascète, espérant arriver à une communion plus étroite avec Christ. Bien que laïque, il prêcha et enseigna avec zèle. Il organisa des conventicules et des réunions, dans le but de faire de la religion une réalité qui transforme le caractère. Un nombre considérable de personnes se joignirent au mouvement. Priscillien fut élu évêque d’Avila. Mais il ne tarda pas à se heurter à l’hostilité d’une partie du clergé espagnol.

L’évêque Hydatius, métropolite de Lusitanie, se mit àla tête de l’opposition, et, à un synode tenu en 380 à Sargosse, l’accusa d’hérésie manichéenne et gnostique. L’affaire n’a pas d’abord de succès, mais des nécessités politiques pouuèrent l’empereur Maxime, qui avait assassiné Gratien et usurpé sa place, à rechercher l’aide du clergé espagnol. Alors, dans un synode tenu à Bordeaux (384) l’évêque Ithaque de mauvaise réputation, chargea Priscillien et les « Prsicillienistes » de sorcellerie et d’immoralité. Les accusés furent conduits à Trèves, condamnés par l’Église et remis aux mains du pouvoir civil pour être exécutés (385). les éminents évêques, Martin de Tours et Ambroise de Milan, protestèrent en vain contre ce procès. Priscillien et six autres furent décapités, entre autres une femme distinguée, Eucchrotie, veuve d’un poète et orateur bien connu. Ce fut la première fois que des chrétiens furent mis à mort par l’Église, mais non la dernière, hélas.

Des cas semblables devinrent fréquents, Martin et Ambroise refusèrent ensuite d’avoir aucun rapport avec Hydatius et les autres évêques responsables de ce crime. Quand l’empereur Maxime tomba, les cruelles tortures et le meurtre de ces nobles croyants furent relatés avec horreur et Ithaque fut destitué. Le corps de Priscillien et de ses compagnons furent ramenés en Espagne et on les honora comme martyres, néanmoins, un synode convoqué à Trêves approuva ces exécutions, leur donnant ainsi la sanction officielle de l’Église romaine. Confirmation en fut fait n176 ans plus tard, au Synode de Braga, en sorte que l’É.glise dominante, non seulement persécuta les « Priscillienistes », mais encore transmit à l’histoire la déclaration que Priscillien et ses adeptes avaient été punis à cause de leurs vues manichéennes et gnostiques et l’impureté de leurs vies. Depuis des siècles, ce jugement mensongère continue à être généralement accepté.

-excerpté de L’Église Ignoré, traduction française de The Pilgrim Church par E. H. Broadbent.

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Confession de foi des Vaudois, de l’an 1120

1. Nous croyons et tenons fermement tout ce qui est contenu dans les douze articles du Symbole, lequel est dit des Apôtres, tenons pour hérésie tout ce qui est en désaccord et non consonant avec les douze Articles.

2. Nous croyons en Dieu le Père, Fils et Saint-Esprit.

3. Nous recevons pour Saintes Écritures Canoniques les livres de la Sainte Bible.

(Ici ils ont énumérés tous les livres de l’Ancien Testament et du Nouveau Testament.)

Il y a aussi les livres Apocryphes, qui ne sont pas reçus des Hébreux, mais nous les lisons pour l’enseignement du peuple, non pas pour confirmer l’autorité des doctrines ecclésiastiques.

4. Les livres ci-dessus enseignent qu’il y a un Dieu tout-puissant, tout sage et tout bon qui par son bonté a fait toutes choses. Car il a formé Adam à son image et semblance, mais que par l’envie du Diable et par la désobéissance d’Adam, le péché est entré au monde et que nous sommes pécheurs en Adam et par Adam.

5. Que Christ a été promis aux pères, qui ont reçu la loi pour que par la loi ils connaissent leurs péchés, leur injustice et leur insuffisance, pour qu’ils désirent l’avènement de Christ pour satisfaire pour leurs péchés et pour accomplir la loi par lui-même.

6. Que Christ est né au temps ordonné par Dieu le Père, à savoir à l’heure que tout l’iniquité abondait et non pas à la cause de bons œuvres, car nous étions pécheurs, mais qu’il puisse nous faire grâce et miséricorde en étant fidèle.

7. Que Christ est notre vie, vérité, paix, justice, pasteur, avocat, offrande et prêtre, qui est mort pour le salut de tous ceux qui croient et est ressuscité pour notre justification.

8. Pareillement, nous tenons fermement qu’il n’y a aucun autre médiateur et avocat auprès du Père sinon Jésus-Christ, mais que la vierge Marie était sainte, humble et plein de grâce. Nous croyons ainsi de tous les autres saints qu’ils espèrent du ciel la résurrection au jour du jugement.

9. Nous croyons qu’après cette vie il y a seulement deux lieus, l’un pour les sauvés, lequel est appelé Paradis et l’autre pour les damnés, lequel est appelé Enfer. Nous renions absolument le Purgatoire, inventé par l’Antéchrist et enseigné contre la vérité.

10. Nous avons toujours considéré comme abominations innommables devant Dieu toutes les choses inventées des hommes comme les fêtes, les vigiles des saints, l’eau qu’ils disent béni, de s’abstenir certains jours des viandes et les choses pareilles, mai principalement les messes.

11. Nous considérons comme abomination et anti-chrétien tous les inventions humaines qui contournent ou qui sont préjudiciables à la liberté de l’Esprit.

12. Nous croyons que les sacrements sont des signes des choses saints, une forme visible de la grâce invisible, et le tenons bon que les fidèles utilisent lesdits signes ou formes visibles s’ils peuvent le faire. Toutefois nous croyons et tenons que les croyants peuvent être sauvés sans ces signes, s’il n’y a pas lieu ni moyen de les recevoir.

13. Nous ne connaissons d’autre sacrement que le baptême et la cène du Seigneur.

14. Nous devons honorer les pouvoirs séculiers en les étant assujettis, en obéissance et en payant les tributs.

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L’amour au foyer

Le manque d’affection au foyer : voilà qui crée un climat si pernicieux qu’il contrebalance tout le bien qu’on peut attendre de l’institution familiale.

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La vraie connaissance de Jésus-Christ

Voilà donc la vraie connaissance de Jésus-Christ, laquelle est la vie éternelle, comme Christ lui-même dit : Et ceci est la vie éternelle (Ô Père!) qu’ils te connaissent seul vrai Dieu, et Jésus-Christ que tu as envoyé. Or cette connaissance n’est pas une science verbale ou historique (comme plusieurs pensent) mais c’est une œuvre puissante de Dieu qui vivifie tellement l’homme qu’il devient par elle transformé, nouveau né de Dieu et illuminé par le Saint-Esprit; de manière qu’il est fait de même affection avec Christ, frère de lui par la grâce et renouvellement d’esprit.

-Théodore Philippe, d’après la traduction française de 1626

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Ne crains point

La crainte est, de par son origine, un éloignement de Dieu.

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Une histoire supprimée et oubliée – l’origine huguenot du Québec

Les premiers explorateurs et colons de la Nouvelle-France étaient des protestants. Ce n’est pas quelque chose que j’ai appris à l’école ; je ne crois pas qu’on l’enseigne encore aujourd’hui, l’Église Romain Catholique ayant presque réussi à effacer toute mention des protestants de la mémoire collective du peuple québécois.

L’Église Réformée de France semble avoir commencé lorsque quelques restes des Vaudois et des Albigeois se sont convertis au calvinisme. Jean Calvin était un Français qui devint le chef de la Réforme à Genève. Les adhérents de cette foi étaient connus sous le nom de huguenots, un nom dont l’origine est encore incertaine. Il fut un temps où les huguenots représentaient de 15 à 20 pour cent de la population française. Puis, il suivit près de deux siècles de conflits, de massacres et de guerres, alors que l’Église catholique tentait d’éliminer le protestantisme en France et les huguenots ripostaient.

Les huguenots français fuyant la persécution se dispersèrent dans le monde entier. Les pêcheurs bretons connaissaient les Grands Bancs de Terre-Neuve depuis des générations et certains huguenots ont commencé à rêver d’une nouvelle patrie à travers l’océan.

En 1534, Jacques Cartier de Saint-Malo commença l’exploration de la Nouvelle-France. On prétend que Cartier était catholique, bien qu’il soit issu d’une famille huguenote et que son expédition ait été financée par Philippe de Chabot, un huguenot. La première colonie huguenote fut établie en 1540 à Cap-Rouge, près de la ville actuelle de Québec, par Jean-François de la Roque, sieur de Roberval, huguenot. Cette colonie fut abandonné en 1543.

Une autre colonie de courte durée a été établie sur l’île aux Sables en 1598 et une autre à Tadoussac en 1600. La première colonie permanente était à Port-Royal, en Nouvelle-Écosse en 1604, dirigée par Samuel de Champlain. Son affiliation religieuse est incertaine, mais il épousa plus tard Hélène Boulé, huguenot, son expédition fut financée par Pierre de Gua, Sieur des Monts, huguenot, et le seul clergé de cette expédition furent huguenots.

En 1610, Champlain établit une seconde colonie à Québec, à nouveau financé par le Sieur des Monts. L’un des colons, Marc Lescarbot, un huguenot, est appelé le premier fermier au Canada. Les frères Guillaume et Émery de Caën, huguenots de France, détenaient le monopole du commerce des fourrures en Nouvelle-France jusqu’en 1627.

Les forces catholiques de répression en France finirent par avoir leur effet en Nouvelle-France. Le monopole du commerce des fourrures a été transféré à la Compagnie des Cent Associés, tous catholiques. Une autre émigration huguenote de France était interdite, les jésuites étaient envoyés en Nouvelle-France et la vie devenait de plus en plus difficile pour les huguenots en Nouvelle-France.

Certains hommes ont commencé à chercher la liberté dans les bois et les rivières, poussant l’exploration et le commerce des fourrures vers de nouvelles frontières. On les appelait coureurs-du-bois et voyageurs. Beaucoup de leurs noms nous sont inconnus, mais deux sont nommés dans tout livre d’histoire du Canada : Pierre Esprit Radisson et Médard Chouart de Groseillières. Leurs voyages les ont emmenés dans ce qui est maintenant l’Ouest du Canada et ils ont découvert qu’il y avait une vaste région où toutes les rivières s’écoulaient dans la baie d’Hudson.

Ils sont retournés en France pour essayer de réclamer cette zone pour la France et d’établir un monopole de la traite des fourrures sur toute la région. Ils ont rencontré un refus en France, peut-être parce qu’ils étaient huguenots, puis se sont tournés vers l’Angleterre. En 1670, la Compagnie de la Baie d’Hudson a été formée et était doté de tous les terrains dont les rivières s’écoulaient dans la baie d’Hudson.

Il semble qu’un reste du protestantisme soit survécu jusqu’à la conquête anglaise en 1759. En 1741, le clergé catholique se plaignit à trois reprises que les autorités locales autorisaient encore les réfugiés huguenots à pénétrer dans la colonie.

Après la conquête, l’Église catholique a continué à renforcer son contrôle sur la population francophone. L’église dirigeait toutes les écoles, alors, quand une famille s’est convertie au protestantisme, leurs enfants ne pouvaient plus aller à l’école. Si le père était un ouvrier, il perdrait probablement son emploi. S’il était un homme d’affaires, il perdrait sa clientèle. Ainsi, la plupart des personnes qui se sont converties au protestantisme ont été forcées de quitter la province ou d’être assimilées à une communauté anglophone de la province. Cela a permis à l’Église catholique de prétendre être le seul défenseur de la langue et de la culture françaises.

L’œuvre missionnaire protestante au Québec par les missionnaires de France et de Suisse a commencé dans les années 1830. C’était un travail lent et difficile, mais ils ont créé un certain nombre de nouvelles assemblées francophones. La Révolution Tranquille de 1960 a ouvert la porte à une croissance rapide des églises protestantes francophones.

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