Souvenirs d’un constructeur de ponts

Agnes Letkeman, ma mère, est née en Manitoba dans une famille qui parlait Plautdietsch (bas allemand) à la maison et l’allemand à l’église. Ces langues étaient censées être un mur protecteur, empêchant les gens de ce héritage de se sentir chez eux avec les gens d’un autre héritage qui les entouraient. Ils ont également censés servir à exclure les gens autour d’eux de leur église et de leurs familles.

Maman parlait seulement le bas allemand jusqu’à ce qu’elle commença l’école. Là, elle a appris l’allemand et l’anglais. À l’approche de l’âge adulte, elle a mémorisé le catéchisme allemand de son église et s’est fait baptiser, devenant membre de l’Église Mennonite Sommerfelder.

Les écoles qui enseignaient l’allemand ont fermés. Pendant un hiver, l’église organisa des classes d’allemand pour les enfants, puis s’arrêta. Les huit frères et sœurs plus jeunes de maman n’ont jamais appris l’allemand, donc ne comprennent rien à la lecture de la Bible, à la prédication ou aux hymnes à l’église. Beaucoup d’entre eux n’ont pas pris la peine d’y assister. Maman commença à se demander comment la langue dans laquelle le message chrétien était prêché pouvait être plus importante que le message chrétien lui-même.

Elle écouta les messages chrétiens en anglais à la radio et a appris des cantiques anglais. En 1935, sa sœur Katherine épousa Art Goodnough et maman a commencé à faire connaissance avec la famille Goodnough. En 1940, elle épousa Walter, le frère aîné d’Art. Je suis né en 1942, le seul enfant de Walter et Agnes.

Lorsque j’étais petit, maman laissa tomber parfois un mot ou deux de bas allemand. Mais elle a choisi à devenir parti de la société canadienne anglophone et elle était une femme déterminée. Elle étudia son dictionnaire et bâtit un vocabulaire anglais plus extensif que la plupart des gens autour d’elle. Elle perdra complètement son accent bas allemand.

Quand nous déménageons à Craik, elle s’est jointe au groupe des femmes de l’Église anglicane et aux auxiliaires de l’hôpital et a tissé des liens avec les autres dames de la communauté. Bien qu’elle n’ait eu que six années de scolarité, elle était mon premier et meilleur enseignant. Elle était intéressée par mon travail scolaire et a toujours voulu connaître mes enseignants.

Elle n’avait aucun préjugé que j’ai jamais discerné. La couleur de la peau et l’origine ethnique n’étaient pas des obstacles pour elle. Elle a parfois exprimé le souhait qu’elle avait pu apprendre le français quand elle était plus jeune. Elle n’a jamais oublié le bas allemand et l’allemand, mais ils ne lui étaient plus d’aucune utilité, si ce n’est en visitant quelques-uns de sa parenté.

Parce que j’étais son seul enfant, maman a déterminé qu’elle accepterait et aimerait celui que je déciderais d’épouser. C’est ce qu’elle a fait ; Chris et elle sont devenus très proches. Elle a aimé sa seule petite-fille et cet amour a été rendu. Maman avait déjà 90 ans quand Michelle attendait son premier enfant ; Michelle l’a dit à sa grand-mère avant qu’elle ne l’a dit à ses parents.

Maman était un constructeur de ponts, pas un constructeur de murs. C’est l’héritage qu’elle nous a laissé pour chérir et continuer.

Advertisements
Publié dans témoignage | Marqué , , , , , , | Laisser un commentaire

L’essor de l’Afrique


Quelle image vous vient à l’esprit quand vous pensez à l’Afrique ? Un village reculé de huttes de boue avec des gens légèrement vêtus se grattant leur subsistance du sol avec des outils à main ? Ou des villes modernes avec des gratte-ciels, des usines, des hôpitaux et des universités?

Les deux scénarios existent, mais beaucoup plus de gens vivent dans les villes. Le Nigeria est le plus grand pays d’Afrique, avec la plus grande population. Il y a 20 000 millionnaires au Nigeria et 20 milliardaires.

L’homme le plus riche du Nigeria est Aliko Dangote, qui s’intéresse à la fabrication de ciment, de sucre et de produits pétroliers. La quatrième personne la plus riche du Nigeria est Folorunsho Alakija, une femme qui a commencé en tant que créatrice de mode et qui a maintenant des investissements dans l’industrie pétrolière. Elle a créé une fondation pour aider les veuves et les orphelins par le biais de bourses d’études et de subventions aux entreprises.

Le Nigeria a l’un des taux de diplomation universitaire les plus élevés au monde. Les émigrants du Nigeria sont parmi les immigrants les plus prospères au Canada, aux États-Unis et au Royaume-Uni.

C’était il y a 10 ans quand j’ai lu pour la première fois que le cœur du christianisme évangélique se trouve maintenant en Afrique, pas en Amérique du Nord. Les églises nigérianes voient l’Amérique du Nord et l’Europe comme des champs de mission. À Saskatoon, notre ville la plus proche, il y a cinq ou six assemblées du Redeemed Christian Church of God, y compris une assemblée de langue française. Il y a aussi une assemblée de l’Église Biblique de la Vie Profonde. Les Églises anglicanes de l’Afrique, de l’Asie et de l’Amérique latine ont rompu tous liens avec l’Église anglicane du Canada et l’Église épiscopale des États-Unis et dirigent maintenant la création d’un nouveau mouvement anglican en Amérique du Nord plus fidèle à la Bible, en particulier dans le domaine de la moralité.

Ce qui est vrai du Nigeria est également vrai d’autres pays africains à des degrés divers. Il est vrai qu’il y a encore beaucoup de pauvreté dans certains endroits, mais les taux de croissance économique sont étonnants.

Il y a des actes de terrorisme dans divers lieux par des islamistes intransigeants. Je n’ai aucune vision prophétique de la façon dont tout cela va se jouer dans les années à venir, mais je me demande si ces actes pourraient ne pas être un effort déséspéré pour freiner la vague qu’ils voient balayer l’Afrique.

Est-il temps de jeter un nouveau regard sur l’Afrique et les peuples africains ? Les preuves montrent que ces personnes à la peau noire ne sont nullement inférieures aux personnes à la peau blanche. Nous sommes égaux, en intelligence, en foi, en capacité de gestion, et nous devons nous respecter les uns les autres en tant qu’égaux.

L’aide internationale tend plus à retenir l’Afrique dans la pauvreté qu’à l’aider à aller de l’avant. L’aide d’urgence en cas de catastrophe est toujours correct, mais il serait probablement préférable de la faire administrer par les gens locales autant que possible. L’envoi de vêtements usagés et de moustiquaires peut nous réchauffer le cœur, mais est-ce que cela sape la production locale de ces marchandises?

L’appel à proclamer la foi une fois livrée aux saints et à faire des disciples dans le monde entier n’a pas expiré. Mais nous nous rendons inaptes à la tâche si une illusion de supériorité persiste encore dans la façon dont nous communiquons avec les autres. Peut-être que nous avons autant à apprendre de l’Afrique que nous avons à enseigner.

Publié dans Apologétique | Marqué , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Réalité

Ce monde appartient à mon Père. Je n’ai pas demandé à être ici. Je ne peux pas choisir d’être dans un autre monde. Ce monde est tout ce qu’il y a et je devrais me réconcilier d’y vivre aussi bien que possible.

Je suis fait à l’image de mon Père. Même si je suis terrestre, comme les animaux, avec toute la capacité de sauvagerie que cela implique, je suis aussi un être spirituel, capable de connaître et de communiquer avec mon Père, avec toutes les merveilleuses possibilités que cela m’offre.

Ce monde, cette vie, n’est pas tout ce qu’il y a. Des voix viennent d’au-delà de ce monde, m’attirant au mécontentement, à l’envie, à la colère, à la rébellion. D’autres voix, des voix plus douces, me poussent à aimer et à être aimé. Ma destination après cette vie dépend des voix que je choisis d’écouter et d’obéir.

C’est la réalité. Je pourrais souhaiter que ce ne soit pas comme ça ; Je peux choisir de croire que ce n’est pas comme ça. Mais à la fin, je ne peux pas l’éviter. Nier la réalité ne me rendra pas heureux, maintenant ou jamais. Le bonheur ne peut être trouvé que dans la vie en ce monde tel qu’il est réellement, pas comme je peux le souhaiter d’être. Le bonheur ne vient pas en cherchant le bonheur pour moi seul mais lorsque je vis pour rendre heureux les autres,.

Il y a des gens autour de moi qui n’acceptent pas la réalité – beaucoup de gens, probablement la plupart des gens que je rencontre. Ils le montrent par leurs attitudes, la façon dont ils choisissent de vivre leur vie. Pourtant, sous le masque, il y a encore une personne faite à l’image du Père. Une personne qui est parfois capable de grands actes de gentillesse, une personne qui pourrait être touchée par la gentillesse d’autres.

Ce n’est pas à moi de les démasquer, ou de arracher leur armure anti-Dieu, seul le Père lui-même peut le faire. Les paroles et les actes d’amour et de bonté feront plus de bien que des paroles de criticisme qui les blessent. Ils reçoivent déjà assez de critiques. Et sous cette dure coquille il y a toujours l’image du Père et la réalisation que leur rébellion contre Lui ne fonctionne pas comme ils ont espéré.

Montrer de l’amour et de la bonté, c’est ne pas d’accepter leur rébellion contre le Père. C’est leur montrer que le bonheur véritable se trouve lorsque nous sommes prêts à vivre la vie pour laquelle le Père nous a créés.

Publié dans Apologétique | Marqué , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Les connaissances approfondies d’un simple prédicateur

[Cette histoire était écrit par Gerhard Roosen d’Altona en Allemagne et reproduit dans l’Origine et doctrine des Mennonites par Benjamin Eby.]

Les Français sont entrés aux Pays-Bas en 1672 avec une armée et ont capturé trois provinces et ne doutaient pas qu’ils pourraient conquérir les quatre restants. Ils semblent avoir l’intention de forcer les réformés, les luthériens et les mennonites à reprendre la religion romaine au moyen de la punition du gouvernement et de la confiscation de leurs biens. Par conséquent, ils voulaient faire un début avec les mennonites qui dans aucune province dans l’ensemble les mondes ne sont si nombreux et en moyenne si riches en possessions qu’aux Pays-Bas ; car les Français avaient des préjugés contre les mennonites et ne connaissaient pas leur doctrine et leurs principes. Ils croyaient qu’ils étaient comme les rôdeurs nocturnes et les Munsterites, pour lesquels le roi donna un ordre spécial à un Seigneur Remundus Formantine, Docteur en Théologie et Grand Diacre d’Orléans, pour faire un examen précis de la doctrine et des principes des Mennonites et pour lui donner un rapport écrit sur tout.

Là-dessus, le seigneur Formantine se rendit dans la province d’Utrecht pour exécuter son commandement et, le 16 juillet, arriva à Emmerick où il se rendit dans une librairie et demanda au propriétaire Cornelius von Breugbam si des mennonites vivaient dans la ville d’Emmerick, auquel le libraire a répondu oui. Puis il a demandé si quelqu’un pouvait peut-être lui parler de leur doctrine. Alors le libraire a mentionné un certain prédicateur mennonite, Heinrich von Voorst, qui était prêt à l’expliquer, à condition qu’il ne soit pas trompé dans sa simplicité, alors il serait prêt et entièrement disposé à rendre compte de sa doctrine et de son culte à tout moment.

Le jour suivant, le 17 juillet 1672, ils se rencontrèrent à la maison du libraire pour une conférence, après quoi peu après le commencement, quand une salutation appropriée fut prononcée, lord Formantine commença à parler des vêtements simples du prédicateur, et dit : que ce n’était pas en mode français. Le prédicateur, Heinrich von Voorst, n’avait en effet pas étudié à l’université, mais s’occupait seulement de son magasin. Mais, dans sa doctrine et sa religion, il était si bien fondé qu’il pouvait non seulement répondre à toutes les questions posées par le docteur en théologie, mais aussi prouver son opinion par des chapitres et des versets des Saintes Écritures que le docteur cherchait et marquait dans une Bible française.

De plus, il a interrogé le prédicateur sur le péché dont nous avons hérité : baptême, grâce, Sainte Trinité, Incarnation, Saint-Esprit, présence corporelle du Christ dans la sainte communion, purgatoire, pouvoir des gouvernements, célibat, mariage, divorce, châtiment de hérétiques, en priant aux saints, en jurant des serments et d’autres points semblables, à quoi il a reçu une réponse à son plein plaisir et satisfaction, qui, cependant, a surpris le docteur comme une chose inouïe, qu’un citoyen, qui est quotidiennement occupé de son métier, pouvait avoir une connaissance si précise de l’Écriture Sainte, afin de pouvoir se lever et prouver correctement tous les points religieux avec des textes bibliques et des versets aussi bien que le meilleur docteur en théologie.

Après la fin de leur conversation, qui a duré deux jours, le docteur a pris congé avec modestie et politesse et avec beaucoup de satisfaction et de gratitude pour toutes les informations reçues, et l’a assuré qu’il donnerait à son roi un compte honnête et favorable. Les mennonites partout devraient être protégés et avoir toute liberté. En outre, il voulut publier leur conversation, et ajouta qu’il trouvait de telles choses dans leur doctrine et dans leurs principes, ce qui pourrait aussi être souhaitable dans la religion romaine. Il critiqua aussi vivement les calomniateurs, qui se plaignaient si malicieusement auprès du roi au sujet des mennonites, comme s’ils étaient semblables aux rôdeurs nocturnes ou aux munsterites, et, par conséquent, nullement tolérés.
Finalement, nous remercions Dieu, qu’il a ouvert les yeux du gouvernement à la compréhension de ses serviteurs, afin qu’ils voient notre innocence et nous permettent d’enseigner et de pratiquer ouvertement, sous leur protection, le saint Évangile selon nos croyances et nos connaissances.

Publié dans l'histoire | Marqué , , , , , , , , , , | 1 commentaire

À propos de cette barbe sur mon visage

Pourquoi ai-je jamais décidé de faire pousser des cheveux sur mon visage?

La réponse devrait être évidente – je n’ai pas. Il a grandi tout seul, sans aucune décision ou effort de ma part.

Cela soulève une autre question – Pourquoi est-ce que je le laisse là ? La meilleure réponse est la plus simple – j’ai décidé que si Dieu faisait pousser les cheveux sur mon visage, cela serait probablement agréable à lui si je les laissais voir.

C’était tout ce qu’il y avait à faire. Je ne me suis pas engagé dans quelque profonde réflexion théologique lorsque j’ai pris cette décision. Je n’ai pas non plus trouvé de commandement dans la Bible qui me disait que je devais porter une barbe. Il n’y a pas de telle commande dans la Bible. Je crois que la raison en est que Dieu ne donne pas à tous les hommes le potentiel de pousser les cheveux sur le visage. Ainsi, il doit être en accord avec le fait que ces hommes n’ont pas de barbe, et le reste d’entre nous devrait être aussi.

Il y a des indications dans la Bible, cependant, que c’est une honte pour un homme qui a une barbe de l’avoir enlevé. Je ne pense pas que ce soit vraiment une preuve doctrinale de la nécessité d’une barbe. Juste une autre indication que ce serait une bonne idée pour moi de laisser le mien être vu.

Je taille ma barbe régulièrement. Je ne veux pas ressembler à un vieux prospecteur qui vit dans une cabane isolée et qui se montre rarement en public.

Les cheveux sur ma tête deviennent plus rares avec les années qui passent. Un coiffeir a essayé de me consoler une fois en disant que nous ne perdions pas vraiment nos cheveux à mesure que nous vieillissons. C’est juste qu’ils commencent à apparaître dans différents endroits – les sourcils deviennent plus touffus, des touffes de cheveux poussent hors de nos oreilles et de nos narines.

Au moins, je pense qu’il essayait de me consoler. On devrait faire face aux changements apportés par le passage des années avec humour. Mon coiffeur coupe maintenant mes sourcils chaque fois que je me fais couper les cheveux. Et je fais de mon mieux pour garder les poils de l’oreille et du nez taillés afin qu’ils ne deviennent pas perceptibles.

Pour la même raison, si une femme trouve des poils foncés sur son menton, je crois qu’il lui est tout à fait permis de prendre toutes les mesures nécessaires pour les faire disparaître. En fait, je recommande fortement qu’elle le fasse.

Mais je suis tout à fait à l’aise avec les cheveux qui poussent sur mon visage. Cependant, je ne laisse pas ma barbe pousser trop longue. Une de mes petites-filles avait exprimé un intérêt de les tresser. Je pensais qu’il était préférable de garder la barbe suffisamment courte pour que ce ne soit pas possible.

Publié dans Insolite | Marqué , , , , , , , | Laisser un commentaire

Benjamin Eby – Origine et doctrine des mennonites – 6

BIOGRAPHIE DE MENNO SIMONS – suite

Menno ne s’est pas découragé, mais a continué son travail pendant quelque temps, sous le danger constant de sa vie. Cependant, dans ces circonstances hostiles, il fut finalement invité à quitter sa patrie, les Pays-Bas, et à fuir vers le Grand Duché de Mecklembourg, à Wiesmar. Mais ce séjour fut de courte durée, car il fut forcé par de fréquentes persécutions à se déplacer de nouveau à partir de là. Menno, à cause des persécutions toujours imperturbables, mais étant d’autant plus fort dans ses résolutions, quoique maintenant perplexes de fuir plus loin, voyagea vers le Danemark, dans le duché de Holstein, parce qu’il avait appris que certains de ses coreligionnaires avaient trouvé le repos à Fresenburg, près d’Oldeslo. À Fresenburg, Menno et ses partisans étaient à l’abri. Là il a trouvé la protection et l’abri, et un lieu de repos. Un riche seigneur de Fresenburg, qui, au moment de la persécution véhémente des baptistes aux Pays-Bas était en service militaire actif et avait appris plus de la fondation de la foi de Menno, a accordé une résidence permanente, le culte de Dieu sans entraves, et un établissement pour l’impression de livres pour le pieux et zélé Menno Simon, à Fresenburg.

Dès lors, Menno répandit publiquement ses enseignements, tandis que le gouvernement impartial voyait les fausses accusations contre lui et, avec le temps, les grandes persécutions cessèrent. La puissance de la vérité a ouvert les yeux de beaucoup, et une grande réforme a été réalisée, par la grâce de Dieu, dans beaucoup de lieux, bien que Menno n’ait pas utilisé l’épée et les armes, ni le bras d’un roi ou souverain, mais seulement l’épée de l’Esprit, qui est la parole de Dieu (Éphésiens 6:17), il a résisté et a vaincu. Finalement, après avoir obtenu la victoire, dans le village de Wusterfeld, non loin de Lübeck, il vécut en paix jusqu’à sa mort, survenue le 31 janvier 1561, dans la 66e année de sa vie, quand il eut plu au Tout-Puissant de prendre son porteur de la Croix de ce monde gênant au repos éternel.

Ceux qui marchent dans la droiture reposeront en paix (Esaïe 57.2).

Le lecteur bien-aimé considère que si ce vrai témoin de la vérité, à la fin de sa vie, ne pouvait pas dire à ses amis comme l’apôtre Paul : « J’ai combattu un bon combat, j’ai fini mon cours, j’ai gardé la foi. Désormais il m’est réservé une couronne de justice, que le Seigneur, le juste juge, me donnera en ce jour-là, non seulement à moi, mais à tous ceux qui aiment son pardon. « 2 Tim. 4.7-8.

Après la mort de Menno, le travail de la Réforme, qu’il avait commencé aux Pays-Bas, se poursuivit avec ardeur au travail et au service de Théodore Philippe (qui mourut aussi six ans après Menno, en 1567), et d’autres de ses aides. Les assemblées ont été fondées non seulement à Groening, en Frise orientale et occidentale, en Hollande, en Brabant et en mer Baltique, mais aussi en Allemagne dans de nombreux endroits.

En Suisse, en Alsace, dans le Palatinat, le Wurtemberg, l’Autriche, la Bavière, la Moravie, etc., il y avait depuis longtemps beaucoup de baptistes, descendants des anciens Vaudois, qui furent considérablement augmentés au début de la Réforme par le travail de Félix Manz, Michael Sattler, Leonard Kaiser, George Blaurock et d’autres. Ces assemblées en temps voulu, à travers la Réforme de Menno mentionnée ci-dessus, reçurent le nom de Mennonites de leur gouvernement honoré, au lieu de leur nom faux et détesté d’anabaptistes.

De tout cela nous voyons que Menno était un outil précieux de la Réforme, et le principal fondateur de notre religion mennonite. De plus, il y était spécialement préparé par Dieu ; il était doux et aimable, sincère et très spirituel, et, outre la langue commune, il comprenait aussi le latin et le grec. Le peuple avait une affection spéciale pour lui avant la Réforme, alors qu’il était encore prêtre catholique et il dit lui-même dans sa “Méditation”: « Tout le monde cherchait et voulait de moi, le monde m’aimait, et moi le monde, la première place était le mien en tant qu’invité, également dans les synagogues ; J’avais la préférence de tous les hommes, aussi de la tête grise de beaucoup d’années ; tout le monde m’a honoré ; si je parlais, ils se taisaient ; si je leur ai fait signe, ils sont venus ; si je les renvoyais, ils allaient ; ce que j’ai aimé, ils l’ont fait ; ma parole a triomphé en toutes choses ; le désir de mon cœur m’a été donné. » Cependant, quand il quitta les voies du monde et chercha le Christ et son royaume, il trouva le contraire partout.

Il mentionne dans une lettre à Martin Micron combien ils avaient soif de son sang, mais Dieu a détruit les plans de ses ennemis. Il arriva, dit-il, qu’un homme hautement estimé, très respecté par le monde, conseilla avec malveillance de m’exterminer avec tous les pieux. Cependant, il avait à peine parlé de sa parole et de ses pensées impies, que la main puissante du Tout-Puissant l’attaqua terriblement, car il fut renversé à la table et termina ainsi en un instant sa vie impénitente et sanguinaire. O jugement terrible ! Cela s’est passé en l’an 1539.

Le même sort en a rencontré un autre à peu près au même moment, qui s’est permis de penser qu’il voulait mettre le filet si soudainement que je ne pouvais pas facilement lui échapper. Il a été également pris avec une maladie terrible au repas même quand il a prononcé ces mots et aussi par le Tout-Puissant punissant Dieu appelé à rendre compte et dans les huit jours a été enterré.

Beaucoup d’autres jugements sont mentionnés par Menno. Il clôt sa liste de tyrans avec les mots suivants : « Si je devais raconter tous les incidents qui se sont produits de mon temps aux ennemis des saints, ils feraient un livre de chroniques. »

N.B. : Dans cet œuvre, Benjamin Eby a utilisé le mot baptiste en référence aux chrétiens qui pratiquait le baptême des croyants seulement et qui se seraient opposés au baptême des enfants. Il ne faut pas les confondre avec les églises de notre époque qui s’appellent baptistes.

Publié dans l'histoire | Marqué , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Je veux être un D.E.L.

Nous savons tous ce que c’est, non ? Ces choses qui dégagent une belle lumière claire mais ne vous brûleront pas si vous vous rapprochez trop d’eux. C’est ce que je veux être – un Disciple Émettant de la Lumière.

Il y a un problème, cependant – je ne suis pas capable de produire de la lumière par moi-même. Mais je suis certainement capable de produire de la chaleur. Bien trop souvent, j’ai essayé d’éclairer quelqu’un et cette personne a dû reculer de peur de se faire brûler.

Cela n’a jamais été ce que je voulais faire, mais il m’a fallu des années pour me rendre compte que lorsque je commence à me réchauffer, la possibilité de convaincre quelqu’un de ce que je crois être la vérité tombe à presque zéro.

J’ai reçu une leçon à ce sujet dans ma jeunesse – d’une vache. Les vaches entraient dans la grange et je devrais amener l’une d’elles dans une stalle différente de celle qui avait été sa demeure jusque-là. Elle n’avait aucune idée de ce que je voulais qu’elle fasse ou pourquoi, elle voulait juste entrer dans sa vieille stalle familière. J’ai commencé à crier après elle et à la gifler. Elle avait peur et a essayé de s’éloigner de moi. Finalement, je me suis rendu compte que j’avais perdu cette bataille. J’attendis que nous nous soyons apaisés, puis je l’ai pris par le licou et l’a conduit à la stalle où je voulais qu’elle aille. Une fois qu’elle a compris ce que je voulais, elle était contente.

On aurait pensé que cela aurait pu être assez pour apprendre la leçon, mais il m’en fallait d’autres, avec des gens et des animaux, avant que la leçon ne soit apprise. Si en effet il a été appris, et je pense qu’elle a pour la plupart.

À travers tout cela, j’ai compris ce dont Jacques parlait quand il écrivait :

Mais si vous avez dans votre cœur un zèle amer et un esprit de dispute, ne vous glorifiez pas et ne mentez pas contre la vérité. Cette sagesse n’est point celle qui vient d’en haut ; mais elle est terrestre, charnelle, diabolique. Car là où il y a un zèle amer et un esprit de dispute, il y a du désordre et toutes sortes de mauvaises actions. La sagesse d’en haut est premièrement pure, ensuite pacifique, modérée, conciliante, pleine de miséricorde et de bons fruits, exempte de duplicité, d’hypocrisie. Jacques 3 : 14-17

Il dit que la chaleur vient d’en bas et que la lumière vient d’en haut. Si je veux vraiment être un disciple émettant de la lumière, je dois me débrancher de la source de la chaleur et me brancher à la source de la lumière.

Publié dans Insolite | Marqué , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Benjamin Eby – Origine et doctrine des mennonites – 5

BIOGRAPHIE DE MENNO SIMONS

Rassemblé à partir de ses propres écrits et aussi de Gerhard Roosen, un ministre mennonite à Hambourg, dans son livre intitulé : « Innocence des baptistes évangéliques, qui s’appellent Mennonites », qui a été imprimé en l’an 1702, ainsi que de plusieurs autres écrivains.

Il est né en 1495 à Witmarsum dans la province de Frise aux Pays-Bas, et en l’an 1524, dans sa 28e année, est devenu un moine.

Cependant, il écrit lui-même dans sa Renonciation à l’Église romaine, comment il a été éclairé par la grâce de Dieu. Il déclare aussi qu’il pratiquait la lecture et l’écriture de la Parole de Dieu dans la solitude, que six ou sept ou huit personnes venaient à lui et avec beaucoup de persuasion l’ont supplié de devenir prédicateur (probablement ils étaient de la secte de Waldo ou baptistes, qui, par la persécution, sont venus comme des moutons dispersés aux Pays-Bas.).

Il est clairement démontré que Menno, après avoir commencé le travail de la Réforme par la grâce de Dieu, était nécessaire ; premièrement, pour rassembler les enfants dispersés de Dieu ; et deuxièmement, puisque le temps de la Réforme Générale était proche, pour être aussi un outil dans la main du Seigneur. En outre, il est montré comment, dans toutes les persécutions et les dangers, il a travaillé avec beaucoup de zèle, surtout dans les provinces des Pays-Bas. Il était l’un des principaux enseignants et anciens en ce temps sanglant et dangereux. Ses glorieuses exhortations de la Parole de Dieu étaient si abondantes qu’aucun de ses adversaires n’osait s’engager à le défier ouvertement, bien qu’il les avait déjà invités avec beaucoup de zèle de le faire à divers moments.

Par son enseignement guérissant, son exhortation pieuse et son pouvoir effectif du Tout-Puissant, il rassembla, convertit et gagna une très grande multitude de personnes des ténèbres au Dieu vivant. A cause de cela, ses adversaires devinrent d’autant plus amers que, pour prévenir et entraver un tel enseignement, en 1543, il publia l’ordre sanglant et terrible de son arrestation. Ils avaient sa ressemblance et son visage dépeints, et posté son image sur les portes et les lieux publics et a également proclamé dans toute la Frise occidentale que chaque criminel et meurtrier devrait être libéré de l’emprisonnement et par la grâce de l’empereur, être promis la liberté et en outre cent florins, s’ils pouvaient livrer Menno Simons entre les mains de ses ennemis et bourreaux.

Ceux aussi, qui montraient de la sympathie envers Menno, étaient traités sans pitié. Un homme, appelé Tjart Reynerts, a été amené en captivité à Leeuwarden. La raison de son arrestation était qu’il avait secrètement hébergé Menno Simons dans sa grande misère, de sympathie et d’amour. Quand ses ennemis l’ont découvert, il a été attaqué et cruellement condamné. Il a été placé sur une roue jusqu’à ce qu’il était mort, bien qu’il ait déjà eu un témoignage de ses plus grands ennemis, qu’il était un homme très pieux.

Même si ses ennemis avaient soif de son sang tyranniquement au-delà de toute mesure et avec amertume cherchaient à le tuer et le persécuter, néanmoins le Dieu Tout-Puissant veillait et protégeait Menno Simon, contrairement à l’espoir de tous ses ennemis, pour les prévenir à pratiquer leur haïne sanguinaire sur lui. Un traître, qui croyait son stratagème certain, vendit Menno pour une certaine somme d’argent, soit pour le livrer entre les mains des tyrans, soit pour perdre sa propre tête. Il avait parfaitement repéré l’endroit, mais même alors Menno s’échappait d’une manière merveilleuse.

Ce qui suit est un extrait du livre 16 dans la Chute des tyrans, par Peter Jantsz Twisck, pages 1074-1075.

Une fille de Menno Simon, une femme digne d’éloges, racontait en notre présence l’incident suivant : Un certain traître qui avait accepté, pour une somme d’argent, de livrer à coup sûr, Menno en personne, ou sa tête dans les mains de ses ennemis, prévu de l’appréhender dans l’une de leurs réunions ; mais il arriva qu’il ne put atteindre son but, car lorsqu’il arriva à l’endroit où il cherchait à l’espionner, Menno s’échappa d’une manière providentielle.

À un autre moment, ce même traître, en compagnie d’un officier ou d’un policier, alors qu’ils étaient à la recherche de Menno, le rencontra à l’improviste alors qu’il se promenait sur un canal, dans un petit bateau. Le traître garda le silence jusqu’à ce que Menno les eût dépassés, et avait sauté à terre pour échapper avec moins de péril. Alors le traître a crié « voici l’oiseau s’est échappé ! » L’officier l’a châtié – l’a appelé un méchant et a demandé pourquoi il ne l’a pas dit à temps ; à quoi le traître répondit : « Je ne pouvais pas parler » ; Les seigneurs étaient si mécontents de ce que le traître, selon sa promesse, devait perdre sa tête. Il est digne de considération combien merveilleusement Dieu, dans ce cas et dans d’autres semblables, préserve son peuple, et surtout combien terriblement il punit les tyrans.

– à suivre

N.B. : Dans cet œuvre, Benjamin Eby a utilisé le mot baptiste en référence aux chrétiens qui pratiquait le baptême des croyants seulement et qui se seraient opposés au baptême des enfants. Il ne faut pas les confondre avec les églises de notre époque qui s’appellent baptistes.

Publié dans l'histoire | Marqué , , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Benjamin Eby – Origine et doctrine des mennonites – 4

Tous ceux-ci et d’autres ont enseigné qu’ils :

Premièrement, considéraient que le serment a été interdit par Christ selon le Nouveau Testament.

Deuxièmement, ils croyaient que la guerre était contraire à l’enseignement et à la vie de Christ.

Troisièmement, ils désapprouvaient le baptême des enfants.

Cela montre que les enseignements des baptistes ont été prêchés, crus et vécus depuis longtemps parmi de nombreuses nations différentes, dont les premiers, depuis leur formation, ont eu de nombreux noms différents, et selon leur confession, et leur vie pieuse, ne peuvent que être reconnu comme la véritable église de Christ.

D’après le témoignage suivant, il est mis en lumière que les baptistes, les vaudois et les mennonites étaient comme les premiers chrétiens:

T. J. von Braght (Martyrs Mirror, col.1, page 154) raconte l’époque de Sylvestre, en l’an 315, que l’enseignement qui était soutenu par une innombrable multitude à travers les baptistes et les vaudois, était déjà prêché à cette époque et ils prônaient, en effet, que la même église qui, au cours des XIe, XIIe et XIIIe siècles, fut appelée par les noms de vaudois, d’albigeois, et finalement de mennonites ou de baptistes, existait déjà à cette époque et aussi bien auparavant.

A cet égard, un certain auteur éminent des Romains se plaignait beaucoup et disait dans un vieux livre que ces chrétiens avaient toujours de nombreuses sectes entre eux, mais parmi tous ceux qui existaient à cette époque, il n’y en avait aucun qui fût nuisible à l’Église Catholique Romaine comme les vaudois, ou les baptistes, etc., parce qu’ils ont existé si longtemps, certains disent du temps de Sylvestre, d’autres les placent aussi loin que le temps des apôtres.

Dans un autre lieu, Jacob Mehrning écrit à propos des personnes mentionnées ci-dessus :

Ce n’est en aucun cas une nouvelle secte, née à l’époque de Pierre Valdo, car les écrivains papistes eux-mêmes reconnaissent qu’ils existaient déjà à l’époque du pape Sylvestre, bien avant son temps, au temps des apôtres.

Dans un autre lieu il écrit que Flaccius mentionne également la même chose, d’un vieux livre pontifical qui a existé au temps de Sylvestre, et même du temps des apôtres. Thuanus témoigne que les enseignements de ces personnes ont duré plusieurs siècles.

T. J. von Braght (Martyrs Mirror, col.1, page 184) fait mention d’une conversation entre le geôlier de Leeuwarden et Jacques d’Auchy, un martyr.

Le geôlier rappela l’ordre de l’empereur Théodose et dit : « Il y a au moins 1200 ou 1300 ans que l’empereur Théodose a ordonné que les hérétiques soient tués, à savoir ceux qui à cette époque étaient rebaptisés comme votre secte. »

Lorsque le geôlier dit qu’ils ont été rebaptisés comme « votre secte », il fait ainsi savoir qu’il y avait des personnes comme Jacques d’Auchy et ces baptistes qui en même temps, à savoir l’année 1558, ont donné leur vie pour ces vérités.

T. J. von Braght (Martyrs Mirror, page 365, colonne 2) donne une description remarquable des chrétiens de l’Est, jusqu’à l’année 1540, quand il dit :

De même, nous avons des rapports à ce jour, qu’il y a des frères chrétiens à Thessalonique qui sont d’accord dans tous les points de religion avec les mennonites. Deux d’entre eux se sont rendus à l’époque de nos pères, d’abord parmi les frères de Moravie, ensuite aussi aux Pays-Bas, et ils ont partagé la sainte communion avec eux. Ils ont déclaré positivement qu’ils avaient à Thessalonique, les deux épîtres originales, ou les lettres aux Thessaloniciens, en bon état.

En outre, ils ont déclaré que beaucoup de leurs frères résident encore en Moravie, en Grèce et dans d’autres pays de l’Est disséminés ici et là, qui depuis les premiers apôtres ont maintenu fermement le même enseignement et la bonne méthode de baptême jusqu’à nos jours.

Vers l’année 1530, le très éclairé Menno Simons sortit de son sacerdoce catholique en tant que réformateur des baptistes.

N.B. : Dans cet œuvre, Benjamin Eby a utilisé le mot baptiste en référence aux chrétiens qui pratiquait le baptême des croyants seulement et qui se seraient opposés au baptême des enfants. Il ne faut pas les confondre avec les églises de notre époque qui s’appellent baptistes.

Publié dans l'histoire | Marqué , , , , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Benjamin Eby – Origine et doctrine des mennonites – 3

L’année 1160 a longtemps été marquée avec joie par de nombreux chrétiens pieux et gentils. Car, à ce moment, la sainte vérité commençait à lever joyeusement la tête et de briller victorieusement. La doctrine contre le baptême des enfants, contre les serments et contre la guerre était maintenant ouvertement et sans timidité prêchée, défendue et maintenue.

Le début de ceci a été fait par Pierre Valdo, de Lyon, qui plus tard a été continué par ses disciples.

T. J. von Braght écrit dans son Martyrs Mirror, page 275, partie 1, comme suit :

Vers l’année 1160, plusieurs citoyens principaux ont été assemblés à Lyon en France, en discutant de nombreux sujets différents. Il arriva que l’un d’eux tomba soudainement sur terre et mourut sous leurs yeux.

À ce terrible événement et exemple de la mortalité de l’homme, l’un d’eux nommé Pierre Valdo, un très riche marchand, avait peur. Il l’a pris à cœur et a décidé (conduit par le Saint-Esprit) de se repentir et de pratiquer à vivre avec zèle dans la crainte de Dieu. Il commença à réprimander sa famille et d’autres qui venaient à lui, pour modifier leurs voies vers la vraie piété.

Comme il avait fait beaucoup de bien pour les pauvres depuis quelque temps, les gens se rassemblaient autour de lui de plus en plus. C’est pourquoi il commença à leur présenter l’Écriture Sainte et à l’exposer et à l’expliquer en langue française.

Il adhéra strictement aux enseignements du Christ et des apôtres et chercha à imiter les mœurs et les coutumes des premiers chrétiens. Sa confession de foi correspondait à celle des baptistes. Il se déclarait être pour le baptême des adultes et considérait comme interdit les serments et la participation à la guerre.

Ses disciples étaient appelés Vaudois, Albigeois, les pauvres de Lyon, etc., et reçurent plus tard divers autres noms, selon le pays où ils vivaient et les prédicateurs qu’ils avaient.

L’enseignement de Valdo a trouvé beaucoup de faveur en France et en Italie. Cependant, sa diffusion était opposée à des mesures sévères. Beaucoup de Vaudois ont donc été interdits de citoyenneté et beaucoup ont souffert le martyre. Beaucoup ont fui en grands groupes vers différents pays. Leur départ de Lyon, leurs voyages dans des pays et des villes étranges, leurs souffrances innocentes et patientes, leur persévérance jusqu’à la mort, et tout cela sans résistance, vengeance ou autodéfense, prouvèrent amplement quelle foi ils avaient et par quel esprit ils étaient conduits.

Sebastian Frank a divisé les Vaudois en trois parties. Ceux qui ont acquis leur nom de Pierre Valdo et suivi ses enseignements, dit-il, se conforment en tout avec les baptistes car ils ne baptisent pas d’enfants, de plus ils ne prêtent aucun serment et croient en effet que cela est inconvenant pour les chrétiens. Ils ne tolèrent aucun mendiant entre eux, mais ils se donnent mutuellement et s’entraident fraternellement et mènent une vie très chrétienne et sans tache, etc. Ce sont les vrais Vaudois, qui ont confirmé le nom avec des actes, dans la foi aussi. comme dans le mode de vie, de sorte qu’ils sont de vrais chrétiens et doivent être le sujet de notre description.

La deuxième partie sont ceux qui se sont écartés des enseignements de leur fondateur et ont accepté d’autres doctrines, tout en conservant le nom de Vaudois.

Un tiers était injustement appelé Vaudois, ou Albigeois pour cette seule raison, parce qu’ils toléraient et protégeaient certains d’entre eux qui vivaient parmi eux.

T. J. von Braght (Martyr’s Mirror, page 278, col.l, imprimé en 1938, à Scottdale, Pennsylvanie) a raconté que Jacob Mehring avait noté dans ses écrits avec quels noms les chrétiens non-résistants étaient appelés. Parmi nous les Allemands (il écrit), on les appelle avec mépris les anabaptistes. Aux Pays-Bas, cependant, ils sont appelés Mennonites, après Simon Menno, l’un de leurs prédicateurs les plus éminents, etc. Cependant, leur vrai et véritable nom est, et à juste titre, chrétiens ou baptiseurs dans la voie du Christ, parce qu’ils, selon le commandement du Christ et l’ordonnance, ne baptisez nul autre que ceux qui reconnaissent le Christ dans son saint Evangile et croient en lui et en une telle foi, qu’ils se laissent baptiser proprement au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit.

De ces Vaudois ou Baptistes, vinrent John Koch et Leonard Meister, deux hommes excellents et savants qui cherchaient à répandre les enseignements des baptistes. Ils furent cependant arrêtés pour cela et exécutés en 1524 à Augsbourg. Outre ceux-ci, il y avait en même temps plus de témoins de la vérité, qui ont répandu l’œuvre de la Réforme, à savoir Felix Manz, qui a également contribué à la Réforme de la foi en Allemagne. Mais en l’an 1526 il a finalement été noyé à Zurich.

En 1527, le très cultivé et persévérant Michael Sattler fut déchiré par des pinces rouges et finalement brûlé à Horb en Allemagne.

Leonard Kaiser, un prédicateur très zélé à Scharding en Bavière, a été condamné en 1527 à être brûlé. Il a été attaché sur une échelle et là-dessus a été poussé dans un grand feu pour être réduit en cendres. Mais quand le bois a été brûlé, ils l’ont sorti du feu non brûlé. Là-dessus, d’autres bois furent pris et un grand feu fut fait, et quand il fut brûlé, et que son corps fut cherché dans les cendres, ils trouvèrent qu’il était encore lisse et clair. Alors ils l’ont coupé en morceaux vivants et ont jeté les morceaux dans le feu, mais ils ne pouvaient pas les brûler, et finalement les ont jetés dans la rivière Inn. C’était un miracle de Dieu et pourrait bien servir comme un avertissement à ces soi-disants chrétiens assoiffés de sang.

Thomas Herman, un prédicateur très sérieux de l’Évangile, a été arrêté à Kitzipil en l’année 1527, et a été également condamné à être brûlé. Son cœur, ils ne pouvaient pas brûler et enfin l’a jeté dans le lac, qui était près du lieu de l’exécution.

Leonhard Schoner, un défenseur des enseignements de Christ, était, en l’année 1528, à Rottenburg, réduit en cendres.

George Blaurock, qui a répandu les vérités de l’Évangile en Suisse, s’est rendu au Tyrol pour y prêcher l’Evangile, selon sa vocation, mais a été arrêté près de Clausen en l’an 1529 et a été brûlé vif.

N.B. : Dans cet œuvre, Benjamin Eby a utilisé le mot baptiste en référence aux chrétiens qui pratiquait le baptême des croyants seulement et qui se seraient opposés au baptême des enfants. Il ne faut pas les confondre avec les églises de notre époque qui s’appellent baptistes.

Publié dans l'histoire | Marqué , , , , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire